Portes ouvertes et portes fermées

Ici, c’est le bazar. Mon bazar.

Violence

Une crise. C'est parti de rien et c'est devenu l'enfer en moi en seulement quelques secondes. Des larmes, des coups dans le vide, des tremblements, et l'envie d'envoyer promener n'importe quelle personne croisant mon chemin. Hier soir, j'ai pensé à une théorie sur la violence. Sur ma violence et celle des autres. Puisque tout est exagéré dans les histoires, cela vaut autant pour le bonheur que pour la souffrance, non ? Donc, si je donne des coups ou que j'en prends, ça fera toujours moins mal que ce qui est raconté, que je lis, et que je m'imagine avec tant de facilité. Paraît que (...)

Un homme qui dort

Et une femme qui boit ! Non, je déconne. En fait, "Un homme qui dort" est le titre du livre que je lis et relis en ce moment. Même dans celui-ci, se glisse milles mensonges et exagérations ; je trouve juste que dans ce livre, ils sont plus facilement oubliables, ils se font plus discrets. C'est sans doute pour ça que c'est le seul livre que je lis actuellement, parce c'est le seul dont la lecture ne finit pas par me mettre complètement en rogne. Je viens de manger un bout de brioche périmée. Je me suis rendue compte du problème qu'après avoir tout avalé. Yes, encore un truc qui va (...)

Le meilleur de tous les pièges

Pourquoi ce besoin incessant de faire semblant, de cacher les choses, de masquer certains détails, d'enjoliver ou de magnifier un souvenir ? Ce n'est que de la foutaise, des mensonges... toujours des mensonges et encore des mensonges ! On écrit des histoires aux scénarios brûlants de passion, tout ce travail, ce talent d'écriture déployé et à quelle fin ? Simplement pour se voiler la face, pour tenter d'ignorer le terrible poids qui nous ronge. Il n'y aura personne pour te sauver si tu as réellement décider d'en finir. Tu n'as pas toujours des amis prêts à mettre au point des (...)

Aveugle

Non, ne regarde pas. Ne regarde pas putain... et merde, t'as regardé. C'est ce qui se répète dans ma tête en ce moment. Je sais que je ne devrais pas regarder en arrière, ressasser les choses. Et j'essaye de m'en empêcher. Et j'échoue. Je suis incapable de m'empêcher de regarder en arrière tout comme je suis incapable de m'empêcher de tenter de regarder au-delà de ce qui se trouve sous mes yeux à l'instant présent. Je voudrais être aveugle. Ce serait la seule solution pour plus ressentir tout ça. A quel point cela fait-il mal de se confier, d'ouvrir son cœur, de raconter (...)

"Elle voudrait que les murs lui parlent."

Nouvelle tentative d'écriture. La même musique en boucle dans mes oreilles, l'ordinateur sur les genoux, l'esprit concentré sur un seul mot, et le moins de mouvement possible. Je crois que c'est de cette façon que je pourrais écrire... eh bien, ce qu'il me faudra écrire. J'aime l'idée que des objets aient le pouvoir de parler. Certains disent que les objets ont une âme. Je préférerais qu'ils n'en aient pas. Je ne veux pas de cette âme que l'on vante partout. En fait, il y a des jours où je me dis que je voudrais pouvoir ne rien vouloir du tout. "Le plus grand pouvoir est de ne (...)

13 reasons why

13 raisons - non, pas de vouloir mourir - de péter un câble. n°1 : le souvenir de la discussion avec mon paternel. Et les larmes et la rage qui sont arrivés après. n°2 : Mev, D et toutes ces personnes que j'ai rencontrées ces derniers temps et que je ne veux pas revoir. n°3 : cette journée atrocement longue et fatigante. n°4 : l'angoisse, l'angoisse, l'angoisse. n°5 : mon frère qui ne me supporte plus et que je ne supporte plus non plus. n°6 : le rangement qui se fait à cause des futurs déménagements. Voir mes affaires disparaître dans des cartons ou bien disparaître (...)

Le regard

Observer le ciel, les nuages et les oiseaux qui passent. Tête penchée légèrement en arrière, appuyée contre la rambarde derrière moi, je regardais les choses. Aucun mouvement ; seuls mes yeux avaient le droit de bouger. J'ai cru pendant un court instant voir des sortes de flammes noires sur le mur d'en face. J'ai cligné des yeux, et plus de flammes. Et cet arbre, était-il vraiment là ? Est-ce que j'ai réellement vu cet arbre décoré de livres suspendus à ses branches ? Ai-je rêvé ou bien ai-je vraiment passer mon temps à lire ces livres un par un ? Je crois me souvenir que (...)

Isolement

"Ce qu'on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir." Petite citation glanée dans mes lectures. Je trouve cela très intéressant ; je veux dire, puisque je n'ai aucune vraie raison de vivre alors il est logique que je n'ai pas non plus de raison me poussant à vouloir mourir. C'est tout moi ça, le manque d'intérêt. Pas envie de vivre, pas envie de mourir. Mes seules envies sont du domaine de la survie. Le strict minimum, manger, boire, dormir, et voilà. Y a le désir en plus, mais sinon rien d'autre. Je le sens. Je le sens à nouveau, cet isolement. (...)

Ce que personne ne sait

Quand je suis revenue avec mon dernier tatouage, on m'a bien évidemment demandé quelle en est la signification. Peu importe la personne qui me le demande, la réponse est identique. C'est un de mes secrets. Ce tatouage a une foule de significations et en même temps il peut n'avoir aucun sens. Un tatouage parfait pour moi, n'est-ce pas ? Personne ne sait que cela symbolise ma fascination pour l'étrange, ma rébellion contre la vague de "normalité" qui me menace nuit et jour, ma blessure aux allures d'éternité, le rêve que j'ai fait une fois, celui dans lequel je me laissais mourir au (...)

"I shouldn't do it, shouldn't do it..."

Le même schéma. Again and again. Une idée surgit, elle paraît magnifique et elle me possède. J'organise mon coup, je réfléchis à comment mettre en place les choses, à mes capacités, à ce que je peux améliorer. Et ensuite, je me lance. Bam, confrontation avec la réalité. Oh, moi, bien sûr que je vis quelque chose d'important. J'ai mon moment, je sens l'effleurement de la légèreté, de l'amusement. Mais... il n'y a aucun écho. C'est comme si je lançais une pierre dans l'eau mais qu'elle ne faisait aucune vague, qu'elle coulait au fond sans faire bouger quoi que ce soit. Le (...)

"Don't say anything, don't feel anything."

Fatigue extrême. J'ai plein de trucs à ranger mais je ne fais rien. Quoi je dois vraiment ranger tout ça, vous êtes sûr ? Bon, si vous le dites... je le ferai demain alors. Ou après-demain. Ou plutôt dans une semaine parce que cette semaine-là m'a épuisée. Si je pense comme ça, je ferai jamais les choses ? N'importe quoi. Et puis, au pire, si c'est vrai, c'est pas si grave, hein ? C'est pas comme si j'en avais quelque chose à faire de tous ces objets. Le chat en bois sur mon bureau, par exemple, je le poserai sur le bord d'une fenêtre d'un immeuble quelque part, dans une rue (...)

Day after day

Day... after day... I will walk and I will play... Dans mes moments d'ennui, j'ai des idées. Beaucoup d'idées. J'écris des choses. Je dessine. Je prévois mes futurs promenades solitaires, celles de jour et celles de nuit. Je rêve. Je dors sans rêver. Je me masse la nuque - une ancienne habitude qui refuse de partir. Hier, j'ai écrit ça : "Les gouttes tombent une à une / Pensées abruties, folie, hérésie, / Prénoms de la déconnexion / Qui connectent les fourmis / Quand le nucléaire remplace l'air. / Gouttes de vie, temps cerf-volant, / Perte du goût de l'instant, / Creuse, (...)

Fenêtres

Pendant un moment, je me suis demandée si je n'allais pas changer le titre de mon journal. Remplacer les "portes" par des "fenêtres". Mais finalement, les portes, ça me correspond plus. Il y a tout un univers, avec les fenêtres. Il y a celles qui sont ouvertes, celles qui sont fermés, mais aussi celles qui ont des vitres en carreaux, celles qui ont des volets en bois, celles qui sont juste entourées d'un cadre blanc, celles qui ont des rideaux. Et on s'y retrouve souvent, à être comme fasciné par ces fenêtres. A regarder au travers de la vitre ce qui se passe dans la rue ou à (...)

Happy birthday...

On a fait la fête. Pendant longtemps, j'ai eu l'impression de me sentir bien, heureuse. La faute à l'alcool, sans doute. "On a réussi à rentrer en un seul morceau, c'est plutôt cool, non ? - Ouais. Mais tu sais, Rey, j'aurais préféré qu'on ne rentre pas chez nous. Qu'on passe la nuit chez quelqu'un. - Qu'on passe la nuit chez une nana, tu veux dire ? C'est vrai que comme ça, notre anniversaire aurait eu plus de gueule. Mais on a pas tout ce qu'on veut, dans la vie..." Et ouais, on a pas tout ce qu'on veut. Ça me tue de l'admettre mais... j'ai vraiment pas passé un anniversaire (...)

Souffrir, silence, sourire

Je n'arrive même plus à faire un œuf au plat correctement. Avant, c'était un peu ma spécialité ; j'en faisais à chaque déjeuner. Rien ne dure. Peut-être que d'ici un mois, j'y arriverais à nouveau. Petite fête en famille, ce soir. J'ai déjà mal au visage rien qu'à l'idée de devoir me forcer à sourire pendant des heures. Au pire, je suivrais la pensée de Tak. L'indifférence, l'impassibilité, et le moins de paroles possible. Je préférerai ne pas y participer, me rouler en boule dans mon lit. J'ai faim. Alors tant pis ; j'irai. Après tout, c'est moi l'invitée principale. (...)

"Bad idea." - "I know."

J'étais malade, fatiguée. J'ai réussi à tenir pendant les deux premiers cours, et après, je me suis barrée. J'ai ré-écouté le message vocal un nombre de fois si grand que je n'ai même pas essayer de compter, de retenir le nombre de fois où j'ai appuyé sur le "1" du clavier tactile pour ré-entendre tout ça. La voix de mon père. "Il ne faut pas lui répondre, Tak. C'est une mauvaise idée." - Je sais. Je le sais, mais j'ai encore une minuscule parcelle d'espoir qui me fait douter, qui fait que j'imagine un possible dénouement heureux, pour une fois." On a échangé quelques (...)

Morceaux unis, unité morcelée

Je leur ai donné des noms. Je ne sais pas trop pourquoi mais j'ai eu envie de le faire. Un "moi" en deux parties c'est peut-être plus facile d'en parler avec des désignations différentes. J'ai un prénom, je le sais. Sauf que je ne suis plus très sûre de le mériter. Alors, pour le moment, je me considère double, spectatrice de ces deux parts de moi qui ont chacune leur rôle et leur influence dans ma vie. L'une sera Tak, l'autre sera Rey. Ces prénoms ont déjà une histoire bien à eux, et c'est je crois ce qui fait que je les trouve particulièrement appropriés à mon cas. (...)

Marquée

Il paraît que j'ai - je cite - "gagné en assurance". Bien sûr. J'allais le dire. Bref. Des gens toujours aussi perspicaces vivent autour de moi, on dirait. J'ai eu mon nouveau tatouage, ça y est. Nouvelle marque. Je suis marquée. Par l'encre, par la vie, par mes mauvais choix, par ma propre bêtise aussi. "Soyez insatiables, soyez fous." Merci, Steve Jobs. Des phrases comme celle-là, elles me marquent encore plus que les tatouages sur ma peau. Message de mon père. Je l'ai découvert ce matin. J'avais envie d'y répondre, d'écrire et d'envoyer "merci, papa". Je n'en ai rien fait. (...)

"I can't even save myself !"

Comment le sait-on ? Comment on sait qu'on a franchi la limite ? Est-ce quand les gens finissent par être agacés, énervés, et qu'ils nous crient dessus ? Ou quand ils partent, les uns après les autres, et qu'ils ne donnent plus aucune nouvelle, qu'ils nous fuient ? Parfois, quand je marche à travers la ville, que je passe à côté de personnes qui parlent, je crois entendre mon prénom. Cela m'est arrivé quatre fois déjà. En deux jours. Et à chaque fois, je sais qu'il ne s'agit pas vraiment de mon prénom, que personne ne m'appelle, qu'il n'y a même personne dans les environs qui (...)

Deuxième année... encore

Des cours, dont un auquel je n'ai finalement pas assisté. Revoir quelques têtes de l'an dernier ; l'impression de mélange entre les deux années n'a jamais été aussi forte. Sensation de flottement. Migraine atroce et mal de gorge. Je me perdais dans les explications de la prof, ce matin ; j'entendais mais sans vraiment entendre, une part de moi était avec la douleur dans ma tête et hurlait en silence. Repas de midi expédié ; je n'ai pas fait attention à ce que je mangeais, je ne me souviens pas, je crois qu'il y avait des frites dans mon assiette. Discussions avec des gens, des (...)

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