Portes ouvertes et portes fermées

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août 2018

Vous ne pourrez jamais me pardonner...

... tout simplement parce que vous ne saurez jamais à quel point je regrette. Flo, W, Lu, No, tous mes anciens amis que j'ai laissé et que j'ai mis de côté pour au final ne plus les revoir, tous ceux qui m'ont connue, qui me connaissent, et qui me connaîtront, je ne m'excuserai pas de vous faire souffrir. Je ne peux pas vous le dire. Je ne peux pas, tout simplement. Comme tout ce que je ne peux pas dire, je l'écris là. Grain de poussière égaré, presque impossible à voir tant il paraît petit, et pourtant omniprésent dans mes pensées, dans mon âme et dans mon cœur. Je suis (...)

Le poids des souvenirs

Hier soir, essayant de m'endormir, les yeux rivés au plafond vide et sombre, je me suis surprise à faire exactement ce qu'il ne faut jamais faire quand on veut s'endormir. Réfléchir. Ma mère aime se prendre la tête, et elle le fait dès son réveil chaque matin. Elle dit que comme ça, elle se remet les idées en place pour bien démarrer la journée, elle se remémore ses objectifs, les petites choses plus ou moins inutiles qu'elle a à gérer... elle s'organise. L'organisation ; une qualité - et parfois un défaut affreux, surtout quand on panique - dont j'ai hérité. Je voulais (...)

Bizarreries du soir

Suis-je rassurée de constater qu'il existe pire que moi, en matière de manque de confiance en soi ? Pas vraiment. Rencontrer des gens paranos me fait songer à moi... et si, un jour, je devenais comme eux ? L'angoisse. Je crois que j'ai une minuscule carie sur une dent ; je la vois à peine dans le miroir mais je sais que ce n'est pas mon imagination qui me joue des tours puisque ce petit point noir est là depuis deux jours. Je crois que je commence à psychoter, à imiter W, et à penser au pire à chaque fois qu'il m'arrive quelque chose. Actuellement je pense que ce petit point n'est (...)

Les mots des autres

"Pardonner est redonner la part de l’autre." Cela résonne en moi, me rappelle mon père et ma décision de trouver le moyen - la force qui me manque - de lui pardonner. Merci à toi Wish (un surnom qui me semble approprié), pour ces mots. Je pense que tu fais partie de ces gens qui ont la capacité de trouver les bons mots face à n'importe quelle situation. J'espère qu'un jour, je te rejoindrais et qu'après cette rencontre, tu ne m'oublieras pas. Tu vois, grâce à ça, j'ai réussi à être un peu plus... en paix avec moi-même." Et dire que c'est Mi qui m'a dit ça hier... encore (...)

Pourquoi maintenant ?

Normalement, l'été, l'ambiance vacances, les concerts de mes amis musiciens, tout cela devrait me mettre de bonne humeur, me sortir de ma routine de travail qui me rend souvent dépressive en hiver. Un contraste, l'été et l'hiver, la joie et la déprime. Me voilà très étonnée de moi-même ; ce qui m'arrive assez souvent ces derniers mois. L'été est là mais la déprime aussi. Je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi maintenant, alors que rien n'est sensé me rendre pessimiste ou triste quand je suis en bonne compagnie, en plein été. Je viens de regarder à nouveau le film (...)

Un peu en exil

Vague à l'âme, cœur en peine. Des coups de soleil sur tout le haut du corps me rappelant la douce quiétude de ces deux jours plus "calmes". J'aurais bien sûr préféré que ma mère ne vienne pas avec moi mais tant pis, j'ai fait avec ; je n'avais pas vraiment le choix puisque c'est elle qui conduit. Sentiment étrange d'être en décalage renforcé par la présence de quelqu'un à mes côtés, de quelqu'un qui ne peut pas saisir l'ampleur de ce que je ressens lorsque je me plonge dans cette nature extraordinaire. Et maintenant, le retour à la maison. L'impression d'être rester (...)

Un coup de dés

Je ne vois pas trop comment le décrire autrement. Un coup de dés. Ce moment où on se dit qu'on va gagner la partie, que le jeu est bientôt terminé, qu'on a su garder la tête froide malgré les embûches semées sur le chemin, et que soudain... on voit les dés être jetés et tout explose. Les certitudes s'envolent immédiatement, on se sent même presque bête d'en avoir eu, on sourit avec ce petit air déçu pour cacher sa panique intérieure. Mince, comment je vais faire, maintenant ? J'avais toutes les cartes en main, il s'est passé quoi ? Mais ça, c'est rien, quand ce n'est que (...)

La liste

Des listes, j'en ai fait un bon paquet. La plupart du temps seulement dans le but de m'amuser, de rire de ma façon bordélique d'organiser les choses. Mais cette fois, j'ai fait LA liste. Celle dont j'avais déjà parlée mais que je n'avais jamais faite. La liste de ce que je prendrais avec moi comme affaires si je devais partir sans savoir où ni comment. Un départ imprévu, précipité, et me voilà complètement prise par le temps, quelque peu effrayée et même très angoissée. Me dire que dans quelques mois ma vie changera du tout au tout, c'est... terrifiant. Et pourtant... c'est (...)

Liberté

Un putain de soulagement. Voilà ce que signifie vraiment ce bouleversement dans ma vie. Je vais partir. Et je ne devrai plus rien à personne. Ma mère et mon frère N peuvent bien venir me rechercher, je ne leur dirai qu'une seule chose : "Vous n'avez jamais compris, alors ne cherchez pas à comprendre maintenant parce que c'est trop tard. J'ai fait ma vie sans vous. A vous d'en faire autant." Je sais, ça semble un peu cruel. Mais je pense que cette fois, il est plus que temps que j'arrête d'être "la gentille fille", "la sœur attachante", ou encore, "l'étudiante sérieuse". Il est (...)

What's in my head ?

La dernière soirée à laquelle je me suis rendue, je me rappelle avoir eu ce que j'appelle un "moment out". Un de ces moments où on se dit "Attends mais... pourquoi je fais ça déjà ?" ouais, ce genre de choses auxquelles il ne faut jamais penser en soirée. Parce qu'après c'est dur de revenir à l'état d'euphorie précédent ce moment trouble de réflexion qui n'a pas sa place ici. Je me souviens que c'est quand j'ai songé à ce fameux "qu'est-ce que je fais là ?" que j'ai vu cette fille. Elle pleurait. Au milieu de la fête, comme ça, elle pleurait et elle s'arrêtait pas. La (...)

Petite descente en enfer

Qu'est-ce que je disais, l'autre jour ? Que quand je descends aux enfers, j'y vais seule. Entièrement vrai. Même quand je suis entourée de personnes que je pourrais qualifier "d'amis" - un peu exagéré comme qualificatif mais bon, on fera avec parce que j'ai pas mieux - je ne les emmène jamais avec moi au cœur de mes cauchemars. Finalement, je suis un peu comme Mi. Protectrice. Une soirée qui commence par de la gêne, des inconnus qui ne savent pas sur quel pied danser et quelques amis communs qui nous entraînent au hasard des rues. On passe de bar en bar, j'en reconnais la majorité. (...)

Wake me up when september ends

Inertie des vacances. J'ai envie de bouger, de retrouver l'affolement de ces journées où "on a pas le temps". Ce n'est pas que j'aime vraiment retrouver le boulot ou la FAC, non, ce que j'aime c'est l'action. Avoir des choses à faire, des défis. J'aurai bientôt 21 ans. Ferais-je une fête d'anniversaire ? Et si oui, quelle forme prendra-t-elle ? En aucun cas je ne souhaite revivre le fiasco de mes 20 ans... alors, je ne sais pas ce qui est le mieux. Tenter de faire différemment ou ne rien faire et laisser le jour J passé sans rien de particulier ? C'est Lu qui est fan de Green Day, (...)

Un coup après l'autre

Premier coup : visite prochaine aux grands-parents, engueulade assurée, après-midi gâchée, moment épuisant et décevant en prévision. Deuxième coup : revoir Sol ce soir, vouloir lui parler et en même temps ne pas vouloir lui parler, garder mes distances et empêcher la souffrance d'envahir mon cœur du mieux que je pourrais. Troisième coup : isolement et mise à l'écart par mes "amis", retour de la solitude. Quatrième coup : propositions de débauches qui s'enchaînent et que je n'aurais bientôt plus la force de refuser. A quand le prochain coup ? Combien de temps pourrais-je (...)

Histoire de mensonges

J'ai lu un texte, il y a quelques jours ; une petite histoire ayant pour personnages principaux la Vérité et le Mensonge. Quelque chose qui finit par le Mensonge réussissant à voler les vêtements de la Vérité et donc à se faire passer pour elle. Au lycée, j'avais une prof de lettres - on pourrait presque dire prof de l'être - et je regrette de ne pas avoir gardé de contact avec cette femme. Une personne dure, intransigeante, autoritaire... et en même temps, profondément humaine, pleine de curiosité, d'un élan de vie comme j'en ai rarement rencontré. Je me souviendrai (...)

Croire au destin

Je n'y croyais pas, je ne voulais simplement pas y croire. Croire que quelque chose de plus étrange encore que mes propres idées pouvait avoir un contrôle sur ma vie, sur des choses qui ne devraient pas être possible à prédire. Alors il y aurait quand même un destin, finalement ? Avant, je voyais cela de façon binaire, de façon stupide, je dirais. Je me disais, soit le destin n'existe pas et c'est moi qui décide, soit le destin existe et c'est lui qui décide quoi que je fasse. Mais non, il y a une autre alternative. Après tout, si je suis quelqu'un d'étrange, pourquoi le destin (...)

Morceaux d'idées

Apprendre le japonais... sans savoir si un jour j'irais au Japon. Ecrire une lettre à mon père... et finir par hésiter entre la jeter au feu ou simplement la garder sans la poster. Effacer le numéro de téléphone de No de mon répertoire... pour ne plus la revoir ou pour arrêter de penser qu'on était vraiment bien quand on était amies, toutes les deux ? Lire ce bouquin sur la folie qui traîne sur mon bureau et que je n'ai jamais pris le temps de lire... parce que je veux me convaincre que je suis folle et que c'est peut-être la meilleure des pensées que j'ai eues, ces derniers (...)