Portes ouvertes et portes fermées

← Retour au journal

octobre 2018

Le regard

Observer le ciel, les nuages et les oiseaux qui passent. Tête penchée légèrement en arrière, appuyée contre la rambarde derrière moi, je regardais les choses. Aucun mouvement ; seuls mes yeux avaient le droit de bouger. J'ai cru pendant un court instant voir des sortes de flammes noires sur le mur d'en face. J'ai cligné des yeux, et plus de flammes. Et cet arbre, était-il vraiment là ? Est-ce que j'ai réellement vu cet arbre décoré de livres suspendus à ses branches ? Ai-je rêvé ou bien ai-je vraiment passer mon temps à lire ces livres un par un ? Je crois me souvenir que (...)

13 reasons why

13 raisons - non, pas de vouloir mourir - de péter un câble. n°1 : le souvenir de la discussion avec mon paternel. Et les larmes et la rage qui sont arrivés après. n°2 : Mev, D et toutes ces personnes que j'ai rencontrées ces derniers temps et que je ne veux pas revoir. n°3 : cette journée atrocement longue et fatigante. n°4 : l'angoisse, l'angoisse, l'angoisse. n°5 : mon frère qui ne me supporte plus et que je ne supporte plus non plus. n°6 : le rangement qui se fait à cause des futurs déménagements. Voir mes affaires disparaître dans des cartons ou bien disparaître (...)

"Elle voudrait que les murs lui parlent."

Nouvelle tentative d'écriture. La même musique en boucle dans mes oreilles, l'ordinateur sur les genoux, l'esprit concentré sur un seul mot, et le moins de mouvement possible. Je crois que c'est de cette façon que je pourrais écrire... eh bien, ce qu'il me faudra écrire. J'aime l'idée que des objets aient le pouvoir de parler. Certains disent que les objets ont une âme. Je préférerais qu'ils n'en aient pas. Je ne veux pas de cette âme que l'on vante partout. En fait, il y a des jours où je me dis que je voudrais pouvoir ne rien vouloir du tout. "Le plus grand pouvoir est de ne (...)

Aveugle

Non, ne regarde pas. Ne regarde pas putain... et merde, t'as regardé. C'est ce qui se répète dans ma tête en ce moment. Je sais que je ne devrais pas regarder en arrière, ressasser les choses. Et j'essaye de m'en empêcher. Et j'échoue. Je suis incapable de m'empêcher de regarder en arrière tout comme je suis incapable de m'empêcher de tenter de regarder au-delà de ce qui se trouve sous mes yeux à l'instant présent. Je voudrais être aveugle. Ce serait la seule solution pour plus ressentir tout ça. A quel point cela fait-il mal de se confier, d'ouvrir son cœur, de raconter (...)

Le meilleur de tous les pièges

Pourquoi ce besoin incessant de faire semblant, de cacher les choses, de masquer certains détails, d'enjoliver ou de magnifier un souvenir ? Ce n'est que de la foutaise, des mensonges... toujours des mensonges et encore des mensonges ! On écrit des histoires aux scénarios brûlants de passion, tout ce travail, ce talent d'écriture déployé et à quelle fin ? Simplement pour se voiler la face, pour tenter d'ignorer le terrible poids qui nous ronge. Il n'y aura personne pour te sauver si tu as réellement décider d'en finir. Tu n'as pas toujours des amis prêts à mettre au point des (...)

Un homme qui dort

Et une femme qui boit ! Non, je déconne. En fait, "Un homme qui dort" est le titre du livre que je lis et relis en ce moment. Même dans celui-ci, se glisse milles mensonges et exagérations ; je trouve juste que dans ce livre, ils sont plus facilement oubliables, ils se font plus discrets. C'est sans doute pour ça que c'est le seul livre que je lis actuellement, parce c'est le seul dont la lecture ne finit pas par me mettre complètement en rogne. Je viens de manger un bout de brioche périmée. Je me suis rendue compte du problème qu'après avoir tout avalé. Yes, encore un truc qui va (...)

Violence

Une crise. C'est parti de rien et c'est devenu l'enfer en moi en seulement quelques secondes. Des larmes, des coups dans le vide, des tremblements, et l'envie d'envoyer promener n'importe quelle personne croisant mon chemin. Hier soir, j'ai pensé à une théorie sur la violence. Sur ma violence et celle des autres. Puisque tout est exagéré dans les histoires, cela vaut autant pour le bonheur que pour la souffrance, non ? Donc, si je donne des coups ou que j'en prends, ça fera toujours moins mal que ce qui est raconté, que je lis, et que je m'imagine avec tant de facilité. Paraît que (...)