Portes ouvertes et portes fermées http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/ Ici, c'est le bazar. Mon bazar. fr 2019-02-16T20:13:18+01:00 http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Fight-club Fight club L'autre jour, ma mère m'a dit qu'elle cherchait un film sympa à regarder avec mon frangin et que, après quelques recherches sur Internet, ils avaient choisi "Fight club". Ils n'ont jamais regardé le film jusqu'à la fin. Trop de violence, a dit ma mère. Trop de trucs dégueulasse ou en rapport avec le sexe, a dit mon frère. Du coup, moi qui n'avais jamais vu ce film même si j'en avais beaucoup entendu parler, ben je l'ai visionné, un soir où je n'arrivais pas dormir. Tellement intéressant, ce film... une sorte de plongée dans les abysses de l'âme d'un type transformé en zombie L’autre jour, ma mère m’a dit qu’elle cherchait un film sympa à regarder avec mon frangin et que, après quelques recherches sur Internet, ils avaient choisi "Fight club". Ils n’ont jamais regardé le film jusqu’à la fin. Trop de violence, a dit ma mère. Trop de trucs dégueulasse ou en rapport avec le sexe, a dit mon frère. Du coup, moi qui n’avais jamais vu ce film même si j’en avais beaucoup entendu parler, ben je l’ai visionné, un soir où je n’arrivais pas dormir. Tellement intéressant, ce film… une sorte de plongée dans les abysses de l’âme d’un type transformé en zombie par la société. Personnellement, j’ai été happé presque entièrement par ce film ; j’ai eu du mal à en sortir, je l’ai revu une bonne dizaine de fois et chaque fois avec la même fascination.
Si je vais voir un psy, que je lui demande des cachets et qu’il me les refuse, puis que je commence à lui dire "imaginez je finis comme le gars dans Fight club", vous pensez qu’il m’en filera, des cachets ? Arf, question idiote.

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2019-02-16T20:13:18+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Partir-un-peu Partir un peu Balade à vélo aujourd'hui. Un truc que j'avais pas fait depuis longtemps. Faut dire que mon vélo est presque bon pour la casse, donc forcément, ça donne pas envie... d'ailleurs j'ai fini la dernière partie du trajet à pied, en traînant le vélo dont le pneu avant avait crevé va savoir à cause de quoi, bref, ça m'a épuisé. N'empêche que faire cette balade m'a laissé une image en tête, celle de ma future liberté. Souvent, je me perds dans mes pensées et on ne le remarque pas mais je pars loin, là où rien n'a d'importance et où tout est possible... mais c'est seulement dans Balade à vélo aujourd’hui. Un truc que j’avais pas fait depuis longtemps. Faut dire que mon vélo est presque bon pour la casse, donc forcément, ça donne pas envie… d’ailleurs j’ai fini la dernière partie du trajet à pied, en traînant le vélo dont le pneu avant avait crevé va savoir à cause de quoi, bref, ça m’a épuisé. N’empêche que faire cette balade m’a laissé une image en tête, celle de ma future liberté. Souvent, je me perds dans mes pensées et on ne le remarque pas mais je pars loin, là où rien n’a d’importance et où tout est possible… mais c’est seulement dans ma tête. Alors qu’aujourd’hui, partir juste quelques heures seule avec mon sac à dos et mon vélo, c’était comme un aperçu de ce que je pourrais avoir comme vie si je partais pour de bon. Je suis encore plus décidée, encore plus déterminée et encore plus pressée de m’en aller, maintenant.
Cette idée de tout laisser tomber, j’ai conscience - quelque part au milieu du bordel sans nom qu’est mon esprit, dans un recoin minuscule et oublié - que ce n’est pas la solution à mes problèmes, que c’est peut-être même une connerie de plus, the connerie, le truc à ne pas faire, le fameux point de non-retour que je vais finalement peut-être atteindre. Alors parfois, je me dis qu’avant de partir, je devrais quand même essayer de voir un psy. Au moins pour voir ce qu’il ou elle aurait à me dire. Je pense pas que ça pourrait me foutre encore plus mal que ce que je suis déjà, alors au point où j’en suis, pourquoi pas…

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2019-02-16T00:14:45+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Le-cadeau Le cadeau Encore une fois, je ne sais quoi offrir. Après l'anniversaire de No, voilà que ça va être l'anniversaire de mon petit frère... et je ne sais pas plus qu'à No ce que je peux bien lui offrir, à lui. En fait, je sais parfaitement pourquoi je n'arrive pas à trouver de cadeau adéquat. Parce que je ne connais pas vraiment les gens ; on va dire que comme ça, notre incompréhension est réciproque. "Mais bordel fais quelque chose ! Sors de là !" C'est ce que je n'arrête pas de me répéter depuis que je suis réveillée. Depuis 3 heures du matin. Ça fait un bon paquet d'heures hein. Je Encore une fois, je ne sais quoi offrir. Après l’anniversaire de No, voilà que ça va être l’anniversaire de mon petit frère… et je ne sais pas plus qu’à No ce que je peux bien lui offrir, à lui. En fait, je sais parfaitement pourquoi je n’arrive pas à trouver de cadeau adéquat. Parce que je ne connais pas vraiment les gens ; on va dire que comme ça, notre incompréhension est réciproque.
"Mais bordel fais quelque chose ! Sors de là !" C’est ce que je n’arrête pas de me répéter depuis que je suis réveillée. Depuis 3 heures du matin. Ça fait un bon paquet d’heures hein. Je suis dans un état de fatigue et de lassitude constant, je bouge le moins possible et le peu que je fais me donne envie de replonger aussitôt dans mon lit, pas pour dormir mais juste pour être allongée à attendre quelque chose sans savoir ce que c’est exactement…
Ce sera la dernière fois que je fêterai l’anniversaire de mon frère avant mon départ. Et je n’ai pas de cadeau potable à lui offrir. Quelle grande-sœur pitoyable je fais… finalement c’est peut-être mieux que L ne me connaisse pas. Qu’aurait-elle penser en voyant cette loque humaine que je suis devenue ? Il vaut mieux ne pas y penser. Il y aura l’anniversaire de ma mère aussi, dans à peu près deux mois. A elle non plus, je ne sais pas quoi offrir comme cadeau. Je crois que c’était plus intéressant de fixer le plafond en attendant que les heures défilent plutôt que d’avoir envie de chialer en pensant que je ne suis qu’un fardeau, que je ne mérite pas d’avoir encore de la famille quelque part - même si elle n’est pas d’un grand soutient -, que finalement le fait de partir et de les laisser sera une bonne chose, un soulagement pour moi comme pour eux. Tiens, c’est peut-être ça, le cadeau idéal.

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2019-02-14T16:15:30+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Still-alive Still alive Réveillée vers 3 heures du mat. Plus de mal de tête, plus de nausées, plus rien. Sensation de revivre, d'avoir imaginé la soirée, que ce n'était qu'un mauvais rêve, que tout a été effacé. Voir le soleil se lever et prendre conscience du silence qui m'entoure. Et puis peu à peu, des bruits, un de mes colocataires qui se lève, la faim qui vient faire gronder mon ventre, la pensée stressante qu'il faudrait que j'aille en cours, aussitôt suivie de celle que si je n'y vais pas ça fera toute une semaine sans cours à nouveau. "Still alive, W." - "Still alive too..." On le regrette Réveillée vers 3 heures du mat. Plus de mal de tête, plus de nausées, plus rien. Sensation de revivre, d’avoir imaginé la soirée, que ce n’était qu’un mauvais rêve, que tout a été effacé. Voir le soleil se lever et prendre conscience du silence qui m’entoure. Et puis peu à peu, des bruits, un de mes colocataires qui se lève, la faim qui vient faire gronder mon ventre, la pensée stressante qu’il faudrait que j’aille en cours, aussitôt suivie de celle que si je n’y vais pas ça fera toute une semaine sans cours à nouveau.
"Still alive, W." - "Still alive too..." On le regrette autant l’une que l’autre, en ce moment. On s’écrit ce genre de message souvent ; j’en viendrais presque à croire qu’elle est autant perdue que moi. Mais ce n’est pas vrai, bien sûr. Pour arriver à comprendre à quel niveau je me suis égarée, il faudrait réunir toutes les mauvaises pensées de ces "amis" que je fréquente, comme si ce qu’ils pensaient séparément n’appartenait qu’à une seule personne, en l’occurrence, moi.
Une journée passée à vomir mes tripes, à dormir plusieurs heures d’un sommeil de plomb, à rester éveillée quelques heures sans vraiment être sûre de l’être, à lire Shakespeare et à murmurer les répliques comme pour mieux me les implanter dans la tête, et à me demander comment ça se fait que je suis encore en vie. J’ai l’impression d’être restée bloquée dans la journée de mardi, que mercredi n’a pas eu lieu, n’a pas existé, n’est pas déjà passé. Pourtant, j’ai de vagues souvenirs de ce mercredi flou ; quand j’ai appelé le boulot pour dire que j’étais malade, ou quand j’ai réussi à écrire un texto cohérent pour répondre à ma mère. Donc, nous sommes bel et bien jeudi… Merde. Je me sens si inutile là, à me prendre en pleine face le fait que j’ai passé une journée à ne rien faire. Toujours en vie hein, on se demande bien pourquoi…

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2019-02-14T06:29:43+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Limites Limites J'ignorais que mon corps cachait autant d'endroits pouvant devenir douloureux. On va dire que j'ai encore fait une connerie quoi. Je savais parfaitement ce qui m'attendait le lendemain, mais ça ne m'a pas arrêté. Hier soir, je me fichais du lendemain, de l'état dans lequel j'allais finir ; c'est la première fois où je lâche prise à ce point-là pendant une soirée. Au réveil ce matin, j'ai souhaité plus fort que jamais être morte pour de bon. Certains disent que la douleur donne l'impression d'être plus vivants qu'avant, que c'est ça qui les sauve et les empêche de mourir. Dans J’ignorais que mon corps cachait autant d’endroits pouvant devenir douloureux. On va dire que j’ai encore fait une connerie quoi. Je savais parfaitement ce qui m’attendait le lendemain, mais ça ne m’a pas arrêté. Hier soir, je me fichais du lendemain, de l’état dans lequel j’allais finir ; c’est la première fois où je lâche prise à ce point-là pendant une soirée. Au réveil ce matin, j’ai souhaité plus fort que jamais être morte pour de bon. Certains disent que la douleur donne l’impression d’être plus vivants qu’avant, que c’est ça qui les sauve et les empêche de mourir. Dans mon cas, c’est l’inverse. Plus je souffre et plus je vois la mort comme un soulagement. Putain je pensais jamais dire ça un jour. Je me disais que jamais j’atteindrai cette limite et surtout, que jamais je ne voudrais la franchir. Le nombre hallucinant de limites que j’ai franchi… et dire qu’il ne m’aura fallut que un an pour faire tout ça…

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2019-02-13T12:52:15+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Jouer-avec-le-danger Jouer avec le danger Des idées me traversent l'esprit, des idées comme celle de me trouver des médocs pour dormir et puis d'en abuser. Me mettre en danger me paraît banal, ces temps-ci. Marcher un peu trop près de la route, questionner W à propos de ses médocs et essayer de la convaincre de m'en filer, chercher des gens qui pourraient me procurer de l'herbe, trop boire pendant les soirées, insulter des gars et manquer de me faire tabasser, m'installer sur des rebords de fenêtres trop étroit où un seul mauvais mouvement pourrait me faire basculer et chuter de plusieurs étages... une autre de ces listes Des idées me traversent l’esprit, des idées comme celle de me trouver des médocs pour dormir et puis d’en abuser. Me mettre en danger me paraît banal, ces temps-ci. Marcher un peu trop près de la route, questionner W à propos de ses médocs et essayer de la convaincre de m’en filer, chercher des gens qui pourraient me procurer de l’herbe, trop boire pendant les soirées, insulter des gars et manquer de me faire tabasser, m’installer sur des rebords de fenêtres trop étroit où un seul mauvais mouvement pourrait me faire basculer et chuter de plusieurs étages… une autre de ces listes sans fin qui m’effraient tant. J’en viens presque à souhaiter de me retrouver dans un lit d’hôpital, plongée dans le coma ou quelque chose dans ce genre. Ce serait presque un soulagement de perdre, je sais pas moi, quatre mois de ma vie en étant inconsciente de ce qui se passe… je pense que ça me ferait un bien fou si, à mon réveil, je me rendais compte de tout ce qui a pu changer en quatre mois d’absence. Parce que pour l’instant je suis persuadée que rien ne changerait vraiment, pendant quatre mois ; tout est si lent, si prévisible, si fatiguant. Pourquoi je ne peux pas me contenter de cet ennui constant que beaucoup de gens aiment appeler "paix", "calme", "plénitude" et dans lequel ils arrivent à s’épanouir, contrairement à moi ? Suis-je trop brisée pour avoir la force d’accepter une telle vie ?

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2019-02-10T21:33:23+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Tu-nous-ecriras-hein-comment-dire-non "Tu nous écriras, hein ?" (comment dire... non) Non. Non, je ne vous écrirai pas. Pourquoi je le ferai ? Pour rendre votre vie aussi compliquée et torturée que la mienne ? Pour que vous soyez rassurez - alors que ce ne seront que de nouveaux mensonges que j'aurai inventé - et que votre conscience soit tranquille en lisant des mots comme "je vais bien" ? J'en ai assez de rassurer la conscience de mes proches. Non, quand je partirai, je ne vous écrirai pas. Ni à toi maman, ni à toi petit frère, ni à W, ni à Mev, ni à D, ni à Mi, ni à qui que ce soit. J'ai toujours gardé mes secrets pour moi alors ce ne sera pas si différent. Non. Non, je ne vous écrirai pas. Pourquoi je le ferai ? Pour rendre votre vie aussi compliquée et torturée que la mienne ? Pour que vous soyez rassurez - alors que ce ne seront que de nouveaux mensonges que j’aurai inventé - et que votre conscience soit tranquille en lisant des mots comme "je vais bien" ? J’en ai assez de rassurer la conscience de mes proches. Non, quand je partirai, je ne vous écrirai pas. Ni à toi maman, ni à toi petit frère, ni à W, ni à Mev, ni à D, ni à Mi, ni à qui que ce soit. J’ai toujours gardé mes secrets pour moi alors ce ne sera pas si différent. La seule différence, c’est que vous aurez la certitude que je ne vous dis pas tout, cette fois-ci, vous saurez que je conserve le silence sur certains sujets et vous commencerez peut-être même à vous dire qu’avant, lorsque je parlais de tout - soi-disant -, je mentais. Tant de choses vont être bouleversées par mon départ. J’ai hâte, j’ai même envie d’avancer la date, de partir maintenant. De ne plus me poser de questions sur mes trous de mémoires, sur mon passé, sur mon avenir, sur mes problèmes et leur absence de solution… juste de tout lâcher, de tout laisser, de m’en débarrasser.
Partir dès maintenant, c’est si tentant ! Au diable les études, au diable la bourse, fini les questions auxquelles je dois répondre en mentant, terminé les faux-semblants ! Mais bon, je sais déjà que je vais laisser un sacré bordel derrière moi, alors je ne tiens pas vraiment à en rajouter ; laisser des dettes à cause des études et de la bourse, ce serait salaud au vu de la situation financière de ma famille. Je dois me forcer à tenir bon jusqu’au mois de mai, et après ça, plus de partiels et plus d’obligations, juste moi et la route qui s’élance devant moi et sur laquelle je veux courir.
Cette nuit, j’ai continué mes recherches… je ne voulais pas mais je n’ai pas pu faire autrement ; je n’avais rien d’autre pour m’occuper puisque j’étais incapable de m’endormir. Que des choses floues, des théories qui se contredisent les unes les autres, des scientifiques et des psy qui se battent pour savoir si les faux-souvenirs existent ou pas… et du coup, moi, je n’ai toujours aucune certitude. Putain de monde, sérieux… ne jamais savoir à qui ou à quoi se fier, c’est juste horrible.

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2019-02-09T20:05:00+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Impossible Impossible Journée passée dans un flou étrange, brouillard de pensées, de visages, de mots vides d'intérêt... à aucun moment je ne me suis sentie... j'allais écrire "normale" mais non ça je ne le suis plus depuis longtemps. En fait, ce que j'ai senti est une cassure, une différence amplifiée. Quelque chose a changé en moi et me rend encore plus troublée que je ne l'étais déjà. Et aujourd'hui n'était que la première journée passée dans cet état, avec ce "nouveau moi", en quelque sorte, et je me demande déjà comment je vais faire pour gérer ça, pour supporter ça. Cela me paraît Journée passée dans un flou étrange, brouillard de pensées, de visages, de mots vides d’intérêt… à aucun moment je ne me suis sentie… j’allais écrire "normale" mais non ça je ne le suis plus depuis longtemps. En fait, ce que j’ai senti est une cassure, une différence amplifiée. Quelque chose a changé en moi et me rend encore plus troublée que je ne l’étais déjà. Et aujourd’hui n’était que la première journée passée dans cet état, avec ce "nouveau moi", en quelque sorte, et je me demande déjà comment je vais faire pour gérer ça, pour supporter ça. Cela me paraît impossible. Impossible ; ce mot est ma nouvelle torture. Affreux puisqu’il me ramène face à mes doutes, et réconfortant en même temps parce qu’il peut m’aider à ne pas m’égarer davantage. En me répétant que "c’est impossible que ce soit vraiment arrivé, c’est impossible que j’ai réellement était victime d’un traumatisme et que je n’en garde aucun souvenir", j’ai la vague impression de pouvoir empêcher mon esprit de dériver. Je me le répète constamment : c’est impossible, impossible, totalement et complètement impossible. Ensuite viennent les réflexions du genre "si c’était vraiment arrivé, j’aurais fini par le savoir, quelqu’un en aurait parlé". J’ai l’horrible pressentiment qu’il s’est passé quelque chose de grave, pourtant. Et je n’ai jamais eu de pressentiment de ce style qui ne soit vérifié dans un avenir plus ou moins proche… donc j’ai toujours peur et j’angoisse toujours.
J’ai revu ma mère ; en la voyant, j’ai brièvement cru qu’elle pouvait ressentir le changement récent qui me perturbe, ce questionnement que je continue de qualifier de paranoïaque. Heureusement qu’elle n’a aucun moyen de soupçonner qu’en moi grouillent de pareilles pensées…
Une heure de pause entre deux cours, c’est ce que j’ai du supporter ce matin. Je ne tenais pas en place. Je voulais qu’il y ait de l’activité autour de moi, je ne supportais pas ce moment de repos intellectuel, j’aurais même préférer courir d’un cours à l’autre sans aucune pause. Alors j’ai fait des recherches. Ce qui ne me ressemble absolument pas. Tenter de me rassurer à coup de recherches sur des études scientifiques plus ou moins abouties au sujet des traumatismes vécus dans l’enfance et des répercussions une fois adulte, ce n’est pas ce que j’aurais fait en temps normal. D’habitude, je ne tombe pas facilement dans l’angoisse à un niveau aussi incontrôlable que celui-là, et si jamais je sens que ça va trop loin, j’arrive à lâcher prise sur la question et à laisser couler. Pas cette fois. Ce qui me conforte encore plus dans l’idée qu’il existe un événement s’étant déroulé dans mon passé - et dont je ne me souviens visiblement pas - qui justifie mon état de panique actuel. Putain je vais pas en dormir de la nuit. Et je vais certainement poursuivre mes recherches avec acharnement. Est-ce que je réussirais à me convaincre qu’il n’y a aucun problème supplémentaire qui menace de s’ajouter à la liste déjà bien assez conséquente de ceux que je traîne avec moi ? Je me mettrais presque à prier pour que ça marche tellement j’angoisse…

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2019-02-08T21:56:09+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/2019-02-07-16-56-06 ... Je... ça y est je deviens folle. Au mieux, juste paranoïaque. Mais je pense que j'ai franchi un cap, que c'est encore pire, maintenant. Je me rend compte que ce que j'ai dit à W est plus vrai que je ne le pensais. Je ne veux pas d'enfants parce qu'au fond de moi, je suis persuadée que je ne pourrais pas m'empêcher d'être... eh bien, de maltraiter ma progéniture. De hurler et de terroriser le pauvre gamin, de le frapper, de l'enfermer dans un placard et de l'affamer en guise de punition... la liste est infinie. Et le fait qu'elle le soit me fait encore plus peur. Y a-t-il une limite à Je… ça y est je deviens folle. Au mieux, juste paranoïaque. Mais je pense que j’ai franchi un cap, que c’est encore pire, maintenant.
Je me rend compte que ce que j’ai dit à W est plus vrai que je ne le pensais. Je ne veux pas d’enfants parce qu’au fond de moi, je suis persuadée que je ne pourrais pas m’empêcher d’être… eh bien, de maltraiter ma progéniture. De hurler et de terroriser le pauvre gamin, de le frapper, de l’enfermer dans un placard et de l’affamer en guise de punition… la liste est infinie. Et le fait qu’elle le soit me fait encore plus peur. Y a-t-il une limite à ce que je peux imaginer d’horrible ? Je crois que non.
Je pense que No et les filles me critiquent, se foutent de ma gueule. Que ça les amuse de me voir, qu’elles me trouvent ridicule, qu’elles adorent avoir sous les yeux la preuve qu’elles sont plus apte à vivre dans ce monde que moi.
Tout à l’heure, j’ai éclaté en sanglots sans raison. Je lisais une histoire. Il y avait… une scène assez particulière. C’est subtile, puisque ça reste littéraire, mais comment dire… je ne pense qu’on puisse arranger une scène racontant un viol avec assez de métaphores ou autre pour que cela soit moins perturbant à lire. En tout cas, c’est là qu’à commencer ma phase de paranoïa. Crise de larmes incontrôlable. Suivie d’une foule de questions et d’une bonne heure de réflexion, immobile dans mon lit, les genoux contre ma poitrine. J’ai éprouvé tant de peur… je… j’ai du mal à comprendre comment j’ai pu m’angoisser moi-même, en quelque sorte. Il y a beaucoup de blancs dans ma mémoire et, je connais une partie des antécédents de mon père - certains par des témoignages, d’autres par mes propres souvenirs, souvenirs assez rares justement - et c’est ce qui rend les choses encore plus ténues, ce qui laisse encore plus de place à mon imagination et à mes doutes. Et si j’avais vécu un traumatisme de ce genre-là et que, dans une sorte de mécanisme de défense, mon esprit avait volontairement occulté ces souvenirs ? Tout un tas de questions de ce style sont venues défiler dans ma tête ; c’était comme entendre milles voix me chuchoter des mots toutes en même temps, ça me rendait dingue, j’avais presque envie de hurler. Rien que d’écrire tout ça et d’y repenser, j’en ai les larmes aux yeux et je… putain je sais plus quoi penser, je sais pas ce qui est vrai ou pas, j’ai aucun moyen de le savoir. "Mais putain arrête un peu ! C’est juste ton cerveau qui psychote un coup ! Arrête ta paranoïa, ma vieille..." J’ai beau me dire ça, ça ne rend pas les choses plus compréhensibles.
Pourquoi je pense des trucs pareils ? Pourquoi je souris pour rien et l’instant d’après je pleure pour rien ? Pourquoi je veux à la fois voir des gens et les serrer dans mes bras et en même temps les engueuler et les frapper, leur dire de ne plus jamais m’approcher ? Pourquoi je… et puis merde, je sais plus quoi écrire là. Dormir. Oublier. Fuir. Partir.

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2019-02-07T16:56:06+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Soiree-surprise Soirée surprise D'abord, ce n'était pas prévu. J'ai eu l'idée comme ça et j'ai fait ce que je sais faire le mieux : n'importe quoi. Donc, j'ai écrit à No pour qu'on se voit et qu'on fasse une soirée ensemble. J'ai la désagréable sensation d'avoir servie de cobaye à un test dont on ne m'avait pas averti... No n'a pas semblé surprise lorsque je lui ai dit que j'avais oublié son cadeau chez moi ; sans vouloir être parano, c'est à croire qu'elle était certaine que je n'avais pas de cadeau pour elle, alors que c'est totalement faux vu que j'avais quand même fini par en trouver un, de cadeau. D’abord, ce n’était pas prévu. J’ai eu l’idée comme ça et j’ai fait ce que je sais faire le mieux : n’importe quoi. Donc, j’ai écrit à No pour qu’on se voit et qu’on fasse une soirée ensemble. J’ai la désagréable sensation d’avoir servie de cobaye à un test dont on ne m’avait pas averti… No n’a pas semblé surprise lorsque je lui ai dit que j’avais oublié son cadeau chez moi ; sans vouloir être parano, c’est à croire qu’elle était certaine que je n’avais pas de cadeau pour elle, alors que c’est totalement faux vu que j’avais quand même fini par en trouver un, de cadeau. Ensuite, ce petit manège du "on se retrouve à tel endroit", "ah, finalement, plutôt à tel endroit" et au final, je me suis retrouvée dans un tête à tête quelque peu forcé avec Lu et Ma, deux de ces fameuses anciennes "amies". Elles ne sont pas restées, comme si elles voulaient simplement me voir vite fait, m’analyser en vitesse, et en discuter entre elles dans mon dos. Je ne dis pas que c’est forcément ce qui s’est passé, mais c’est tout ce à quoi je peux penser après les avoir revues. Elles ont compris la marche du monde, pas moi. Alors j’ai joué les hypocrites. Le mot d’ordre ? Joue le jeu et tais-toi ; fais semblant et fais croire que tout roule, que tout va pour le mieux. Et personne n’a cherché à voir au-delà, bien sûr. Un autre complot que je crois distinguer, celui de No qui se ramène avec une nana que j’avais connue il y a longtemps et que je n’avais plus vue depuis pas mal d’années. Pourquoi elle a décidé d’intégrer cette fille à notre petit soirée, hein ? Je ne vois pas trente-six solutions. Et la plus probable est celle qui me fait le plus de mal. No a tenté de me caser. J’admets que revoir Eni c’était cool. Sauf que c’est encore une preuve que No ne sait pas du tout qui je suis. Parce que si elle savait, elle n’aurait pas mis Eni devant moi et mes envies de dépravée. J’essaye parfois de les avertir, subtilement, au travers de blagues, mais comme souvent, on ne me prend pas au sérieux. C’est toujours ce qui se passe : soit les gens ne voit pas le monstre en moi et s’entêtent à me croire innocente, soit les gens le voient parce qu’ils en sont directement victime et c’est trop tard, ils en souffrent et ensuite, ils s’en vont. Cette soirée imprévue, ces retournements de situations, ces petites surprises - que pourtant je pressentais au fond de moi ; comme souvent, mon instinct me soufflait qu’il y avait quelque chose de bizarre -, cela n’a fait que m’énerver un peu plus, me rendre un peu plus amère. Elles ne me croient pas lorsque je dis qu’il y a une part dangereuse en moi ? Très bien. Je vais le leur prouver, dans ce cas. Et lorsqu’elles s’enfuiront pour ne pas souffrir encore plus, je les regarderai partir en pensant : "il ne fallait tout simplement pas jouer avec le feu, bande de petites gamines écervelées."

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2019-02-07T12:12:56+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Ouais-c-est-ca-continue-de-rever "Ouais, c'est ça, continue de rêver." Fichue conscience. La petite voix dans la tête qui me balance dans la gueule les vérités que je refuse d'entendre et d'admettre. Mais c'est qu'elle insiste, la conscience, et ça finit par me déprimer encore plus. "Continue de rêver, va... tu sais très bien que ce ne sont que des rêves et qu'en vrai rien de tout ce que tu imagines ne va arriver." J'en ai marre d'avoir raison. J'en ai marre que ma conscience ait raison. Même au sujet de No, j'avais raison. Elle va finir par mettre de la distance entre nous. Peut-être même que ça commence déjà, vu qu'on ne s'est pas parlé depuis Fichue conscience. La petite voix dans la tête qui me balance dans la gueule les vérités que je refuse d’entendre et d’admettre. Mais c’est qu’elle insiste, la conscience, et ça finit par me déprimer encore plus. "Continue de rêver, va… tu sais très bien que ce ne sont que des rêves et qu’en vrai rien de tout ce que tu imagines ne va arriver." J’en ai marre d’avoir raison. J’en ai marre que ma conscience ait raison.
Même au sujet de No, j’avais raison. Elle va finir par mettre de la distance entre nous. Peut-être même que ça commence déjà, vu qu’on ne s’est pas parlé depuis samedi. Elle va me laisser seule, comme les autres. Mais bon, elle, je lui en voudrais peut-être moins ; elle a tenté de revenir, bien que ce soit inutile.
Je vois des gens parler de choses comme l’amour, l’amitié, les liens frère/sœur, avec des étoiles dans les yeux. Bandes d’hypocrites. Ils espèrent convaincre qui avec des idées pareilles ? Parce que moi c’est terminé, je n’y crois plus. Comment y croire alors que tout ce que je vois ce sont des mensonges, des illusions, des exagérations qui ne font que retarder l’inévitable retour de la réalité et de sa dureté ? Chaque soir, je me couche avec ce sourire amer. Le petit sourire furtif qui veut dire : "rêve toujours ma belle, tu vas voir demain comme ça va encore être horrible". J’en peux plus. C’est insupportable, c’est… putain, j’ai pas les mots.
Me lever, aller au boulot ou à la FAC, ou bien me réveiller, couper le réveil et me rendormir… quoi que je fasse, je reste seule avec moi-même. Parfois, je tente de me forcer à faire comme tout le monde, à parler comme si je croyais possible que l’amitié m’attende au coin d’une rue, à sourire comme si je trouvais cela génial de retrouver des personnes de mon âge alors que je me sens tout le temps l’âme d’une personne de milles ans. Mais c’est trop tard, j’ai perdu la capacité de faire ça. Je peux mentir à n’importe qui sauf à moi-même. J’ai loupé le coche, j’ai manqué un épisode, j’ai oublié une leçon importante, bref, je ne sais pas ce que j’ai fait ou ce que je n’ai pas fait ou ce qui me manque, mais je ne partage pas la même vision du monde que les autres, c’est même pire : j’ai l’impression que la majeure partie de mon être est constamment ailleurs, qu’il n’y a qu’une minuscule part de moi qui reste accrochée à cette terre, à ce monde, et que le reste se perd quelque part… Et si un jour, tout mon être part ailleurs, que seul mon corps physique demeure sur terre ? Je vais finir dans un asile, avec d’autres pauvres gens qui seront comme moi, barrés ailleurs, on ne sait où, comme s’il y avait une infinité d’univers et que chacune de ces personnes étaient égarées dans un univers différent et que donc on ne pouvait les comprendre à moins d’être dans cet univers avec eux…

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2019-02-05T21:52:02+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Derniere-descente-aux-enfers Dernière descente aux enfers La dernière parce que de celle-ci, j'ignore quand j'en reviendrai. Si je reviens un jour. C'est un peu comme mon voyage ; je ne sais pas quand je partirai ni quand je reviendrai. C'est l'inconnu, ce que je refuse de prévoir, le mystère dans lequel je fonce sans préparation. Je réfléchis souvent à ma fameuse lettre, celle que je laisserai en guise d'explication à ma famille. Sans cesse, je la rectifie. Parfois, j'écris des pages et des pages, parfois je la raccourcis tellement qu'à la fin je finis par me dire que ce serait mieux de ne rien écrire du tout. On verra bien ce que La dernière parce que de celle-ci, j’ignore quand j’en reviendrai. Si je reviens un jour. C’est un peu comme mon voyage ; je ne sais pas quand je partirai ni quand je reviendrai. C’est l’inconnu, ce que je refuse de prévoir, le mystère dans lequel je fonce sans préparation.
Je réfléchis souvent à ma fameuse lettre, celle que je laisserai en guise d’explication à ma famille. Sans cesse, je la rectifie. Parfois, j’écris des pages et des pages, parfois je la raccourcis tellement qu’à la fin je finis par me dire que ce serait mieux de ne rien écrire du tout. On verra bien ce que j’écrirai lorsqu’il sera temps de choisir entre laisser un mot ou ne laisser aucune piste. Mais je commence à pencher pour la solution de ne rien écrire. La colère m’y pousse, l’amertume aussi. Colère et amertume : à quel point mes "proches" sont-ils stupides et égoïstes pour ne pas remarquer mes mensonges et mes fuites ? Voilà le genre de questions qui me vient en tête, en ce moment. Voilà ce qui me fait "descendre aux enfers" sans un regard en arrière. Qui me retiendra ? Qui me ramènera ? Qui me pleurera ? Ceux qui voudraient me retenir sont seulement ceux qui auraient mauvaise conscience ; heureusement, il n’y en a pas. Ceux qui me ramèneraient seraient certainement ceux qui tiendraient le plus à moi ; mais là encore, il n’y a personne dans cette catégorie. Et ceux qui me pleureront sont justement ceux que je laisse et à qui j’en veux le plus. Ils ne feront que pleurer et dire que je les blesse, que je suis une mauvaise personne qui les abandonne. Ils ne feront rien. Alors qu’ils pourraient faire tant de choses…

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2019-02-05T12:01:09+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Evasion Evasion La pluie qui tombe dehors et que j'observe par ma fenêtre me soulage quelque peu. Elle tombe assez fort pour que j'arrive à oublier les bruits habituels qui me dérangent, comme par exemple mes voisins qui s'engueulent ou les voitures qui passent. J'essaye de m'évader dans cette pluie qui n'arrête pas de tomber ; j'essaye de retrouver le contact avec cet espèce d'îlot intérieur de paix que je ne peux visiter que lorsque je médite. Hier, mon évasion, c'était l'alcool et des "amis" que je pouvais voir sans souffrir. Ce sont des "amis" qui ne me connaissent pas depuis longtemps, que La pluie qui tombe dehors et que j’observe par ma fenêtre me soulage quelque peu. Elle tombe assez fort pour que j’arrive à oublier les bruits habituels qui me dérangent, comme par exemple mes voisins qui s’engueulent ou les voitures qui passent. J’essaye de m’évader dans cette pluie qui n’arrête pas de tomber ; j’essaye de retrouver le contact avec cet espèce d’îlot intérieur de paix que je ne peux visiter que lorsque je médite.
Hier, mon évasion, c’était l’alcool et des "amis" que je pouvais voir sans souffrir. Ce sont des "amis" qui ne me connaissent pas depuis longtemps, que je vois peu, avec qui je ne parle quasiment jamais de moi ; les "amis" avec lesquels je m’oublie moi-même.
J’ai décidé de ne pas aller chez No et je ne regrette finalement pas ce choix. Visiblement, une soirée bien arrosée suffit à me faire déculpabiliser. J’en avais prévu une autre ce soir, mais bon vu le temps qu’il fait, mes potes ne sont plus motivés. Les gars, c’est que de l’eau, sérieux, on dirait dans votre tête il pleut de l’acide tellement vous avez plus envie de bouger dès qu’il y a trois gouttes. Enfin bref, ça m’évitera de faire une nouvelle série de connerie ce soir, du coup. Autre tentative d’évasion : mater des films. Beaucoup de films. Il y en a tant que je ne connais pas encore que je pense ne pas m’ennuyer et même pouvoir m’occuper toute la nuit en cas d’insomnie.

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2019-02-02T14:06:32+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Non-tu-ne-sais-pas-qui-je-suis "Non, tu ne sais pas qui je suis." Et c'est vrai. Même Mi qui pense qu'elle peut "lire en moi comme dans un livre", ne me connaît pas vraiment. Elle ne sait pas qui je suis, qui se cache derrière le masque. En vérité, derrière le masque, il y a la fille hypersensible, la jeune femme qui se moque du monde, qui ignore ce qui est vrai comme ce qui est faux, la nana en apparence froide et insensible qui ne veut pas montrer aux gens combien elle souffre. Je sais que Mi tente de me percer à jour. Mais elle ne pourra pas le faire. Elle ne pourra jamais y arriver. J'y croyais, au début. Sauf que maintenant, après tout ce que Et c’est vrai. Même Mi qui pense qu’elle peut "lire en moi comme dans un livre", ne me connaît pas vraiment. Elle ne sait pas qui je suis, qui se cache derrière le masque. En vérité, derrière le masque, il y a la fille hypersensible, la jeune femme qui se moque du monde, qui ignore ce qui est vrai comme ce qui est faux, la nana en apparence froide et insensible qui ne veut pas montrer aux gens combien elle souffre. Je sais que Mi tente de me percer à jour. Mais elle ne pourra pas le faire. Elle ne pourra jamais y arriver. J’y croyais, au début. Sauf que maintenant, après tout ce que j’ai vécu cette année, je sais qu’elle n’y arrivera pas. Comment pourrait-elle savoir ce que ça fait ? Ce que l’on ressent lorsqu’on est si éloigné de la réalité qu’on commence à doute de sa propre existence. Ou ce qu’on sent quand on est si vide de toute émotion qu’on se demande encore si on appartient à l’espèce humaine. Non, elle ne pourra pas plonger aussi profondément dans les ténèbres. Et encore, je sais que ce n’est pas une bonne définition de parler de "ténèbres". Parce qu’il serait plus juste de parler de "manque", de "vide", de "perte" ou encore de "gouffre". Bien sûr que Mi ignore ce qui ne va pas chez moi, puisque moi-même je l’ignore.

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2019-02-02T02:14:19+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/I-m-looking-for-freedom "I'm looking for freedom..." Combien suis-je ? Est-ce que tu ressens ça, toi aussi ? Tous ces "je" qui s'épient sans se comprendre. Celui qui parle et celui qui écrit, celui qui aime et celui qui raisonne, celui qui s'enflamme et celui qui doute. Il y a en moi quelqu'un qui agit et quelqu'un qui se regarde agir. Le second dit à l'autre : "pourquoi as-tu fait cela ? Pourquoi l'as-tu fait ?" J'ai dû lire ça quelque part, je ne me rappelle plus où, bien sûr. Mais ce "je" multiple me représente parfaitement. Déjà que gérer une personne c'est compliqué, que se gérer soi-même c'est encore plus complexe, alors Combien suis-je ? Est-ce que tu ressens ça, toi aussi ? Tous ces "je" qui s’épient sans se comprendre. Celui qui parle et celui qui écrit, celui qui aime et celui qui raisonne, celui qui s’enflamme et celui qui doute. Il y a en moi quelqu’un qui agit et quelqu’un qui se regarde agir. Le second dit à l’autre : "pourquoi as-tu fait cela ? Pourquoi l’as-tu fait ?"

J’ai dû lire ça quelque part, je ne me rappelle plus où, bien sûr. Mais ce "je" multiple me représente parfaitement. Déjà que gérer une personne c’est compliqué, que se gérer soi-même c’est encore plus complexe, alors gérer une multitude de "soi" c’est encore pire. Comment me libérer de tout ça, de ces "je" et de ces "jeux" ? La vie m’embrouille la tête.
Je n’irai pas voir No, c’est décidé. Je ne peux pas. En fait, même si je pouvais, je ne le voudrais pas non plus. J’ai pesé le pour et le contre, et j’en suis venue à la conclusion que l’idée d’aller à cette fête n’était motivée que par des illusions et des mensonges avec lesquels je tentais de me convaincre. Je m’imaginais là-bas, je m’imaginais faire des rencontres intéressantes, manger des trucs sympas, boire et danser, m’amuser, passer un moment hors de moi-même et de mes problèmes. En analysant mieux la question, il n’y a presque aucune chance de rencontrer des gens que je ne connais pas, puisque mes anciens amis vont plutôt venir avec leurs petits amis et petites amies respectives, d’après les dires de No. Donc, c’est un coup à me retrouver seule célibataire libre comme l’air et avec un verre de trop dans le nez, à être la seule à parler à tout le monde et à subir des regards jaloux injustifiés. La bouffe ? Bah, les crêpes je peux très bien en faire, moi aussi. Et pour ce qui est de picoler… je ne cesse de basculer entre me calmer ou alors continuer à boire. La phrase parfaite : tout le monde s’en fout au fond de ce que je vis. C’est la phrase parfaite pour me jeter dans la perplexité toutes les cinq minutes. Parce que je ne sais pas choisir pour moi-même, en ce moment. Je me sens à la fois égoïste et pas égoïste du tout. Mais c’est fait, je n’irai pas chez No. La décision, je l’ai finalement prise à pile ou face avec une pièce de un euro.
"I’m looking for freedom..." Encore une chanson que j’écoute en boucle. Qui sait ? Peut-être que dans les désordres de mon esprit embrumé par la folie, je vais m’en inspirer et écrire quelque chose de poétique, ce soir, dans la pénombre et la chaleur d’un bar. On va encore me regarder bizarrement parce que je suis la seule à me trimbaler avec un petit cahier et un stylo dans un bar où les gens ont plus l’habitude de parler trop fort que de ne rien dire et d’écrire.

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2019-02-01T13:53:10+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Se-cacher-et-disparaitre Se cacher et disparaître Pas de sortie pour moi, aujourd'hui. Je n'ai pas bougé, je suis restée chez moi. Seule. Je me cache sans savoir vraiment de qui ou de quoi. Peut-être que j'essaye de me cacher de moi-même. Le voyage que je prépare, ce n'est qu'une énième fuite ; je m'en vais me cacher là où ne pourra pas me retrouver, je vais en quelque sorte, disparaître. Et, c'est assez bizarre à admettre, mais... ça me plaît. M'imaginer dans cinq ans quelque part, dans un pays où personne ne connaît ma famille, où je peux garder mes mystères pour moi, où je suis libre d'être soit avec de la compagnie Pas de sortie pour moi, aujourd’hui. Je n’ai pas bougé, je suis restée chez moi. Seule. Je me cache sans savoir vraiment de qui ou de quoi. Peut-être que j’essaye de me cacher de moi-même. Le voyage que je prépare, ce n’est qu’une énième fuite ; je m’en vais me cacher là où ne pourra pas me retrouver, je vais en quelque sorte, disparaître. Et, c’est assez bizarre à admettre, mais… ça me plaît. M’imaginer dans cinq ans quelque part, dans un pays où personne ne connaît ma famille, où je peux garder mes mystères pour moi, où je suis libre d’être soit avec de la compagnie soit seule, où je peux être moi sans avoir peur de ce moi... cela tient du rêve, mais c’est le seul rêve que j’ai, c’est un peu mon seul espoir d’avenir. Sinon, je ne vois aucun futur ; je n’arrive pas à m’imaginer avoir une vie normale.
J’ai beau méditer et tenter de trouver un quelconque réconfort, un quelconque apaisement, je n’arrive pas à empêcher le doute de venir. Et si cette minuscule parcelle d’espoir qu’il me reste malgré moi n’était que la création de mon esprit, une sorte de mécanisme de survie, de moyen tordu pour que je ne puisse pas me suicider ? Putain mais alors pourquoi il n’existerait pas le même système mais inversé ? Un mécanisme qui fait que quand t’as tellement envie de vivre une vie super et que tu es frustré parce que ça ne se passe pas comme ça dans la réalité, ben tu te calme et tu peux vivre sans te poser de questions supplémentaires. Comme ça, je n’aurais plus à me chercher une raison de mourir ou une raison de vivre… Putain, j’écris vraiment n’importe quoi. Tout me semble être un gigantesque "n’importe quoi". J’ai peur. Je veux disparaître.

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2019-01-31T16:05:28+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Nothing-s-gonna-hurt-you-baby "Nothing's gonna hurt you baby..." Entre deux eaux. Encore une fois l'envie de mourir qui me revient en tête. Un "coup de blues", comme dirait ma mère. Ouais, bien sûr. Coincée entre vie et mort, j'ignore encore comment trancher la question. Il me faudrait un moyen de savoir, de déterminer ce que je vais faire. Une bonne raison de vivre ou bien une bonne raison de mourir. Parce que je n'en peux plus d'être comme ça, d'être sans cesse entre ceci ou cela. J'ai la peau des mains sèche. La peau du visage aussi, d'ailleurs. Je n'ai plus d'huile de noix de coco. Je devrais en racheter. Mais je ne le fais pas. Je ne fais Entre deux eaux. Encore une fois l’envie de mourir qui me revient en tête. Un "coup de blues", comme dirait ma mère. Ouais, bien sûr. Coincée entre vie et mort, j’ignore encore comment trancher la question. Il me faudrait un moyen de savoir, de déterminer ce que je vais faire. Une bonne raison de vivre ou bien une bonne raison de mourir. Parce que je n’en peux plus d’être comme ça, d’être sans cesse entre ceci ou cela.
J’ai la peau des mains sèche. La peau du visage aussi, d’ailleurs. Je n’ai plus d’huile de noix de coco. Je devrais en racheter. Mais je ne le fais pas. Je ne fais rien. Je n’ai envie de rien faire. Je commence même à ne plus avoir envie d’aller à l’anniversaire de No. Ce n’était pas sensé se passer comme ça. Je devais lui laisser une chance de me prouver que ma méfiance était infondée, que c’est juste moi qui deviens parano, qu’il existe peut-être des gens biens parmi ceux que je connais. Je n’ai même plus envie de tenter le diable, de risquer d’être blessée à nouveau. Je ne suis pas sensée être encore en mesure d’être blessée ; après tous les coups que j’ai pris, je devrais être prête à tout encaisser, à être celle que l’on croit que je suis, à être cette fille qui ne s’effondre jamais. Je ne le suis pas. Je ne pourrai certainement jamais l’être.

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2019-01-30T11:11:27+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Cigarettes-after-sex Cigarettes after sex Ce n'est pas seulement le nom d'un groupe de musique, c'est aussi mon mode de fonctionnement actuel. Je résumerai ça par : faire une connerie aussitôt suivie d'une autre connerie. Et ça marche aussi au premier degrés, bien sûr ; je baise et ensuite, je fume une clope en m'enfuyant dans la nuit ou dans les lueurs du petit matin, selon que je souhaite prolonger le moment ou non. Bientôt l'anniversaire de No. Je m'étonne encore d'être invitée. Une nouvelle excuse pour perdre la tête et finir dans un état lamentable, dans le lit d'un ou d'une inconnu(e), et de conforter ma Ce n’est pas seulement le nom d’un groupe de musique, c’est aussi mon mode de fonctionnement actuel. Je résumerai ça par : faire une connerie aussitôt suivie d’une autre connerie. Et ça marche aussi au premier degrés, bien sûr ; je baise et ensuite, je fume une clope en m’enfuyant dans la nuit ou dans les lueurs du petit matin, selon que je souhaite prolonger le moment ou non.
Bientôt l’anniversaire de No. Je m’étonne encore d’être invitée. Une nouvelle excuse pour perdre la tête et finir dans un état lamentable, dans le lit d’un ou d’une inconnu(e), et de conforter ma réputation de nana froide et distante qui ne pense qu’à elle. Je me demande quand No entendra parler de cette réputation qu’on me colle sur le dos - avec plus ou moins de raisons -, et aussi, quand cette même réputation la fera s’éloigner de moi. Cela me fait rire, parfois. Songer à ces gens qui disent qu’ils ne jugent pas, que eux aussi ils sont loin d’être parfaits et que du coup il leur arrive de plonger et de sombrer dans des trucs sordides, que ça ne les dérange pas que je sois comme ça - détruite, défoncée, détachée -, et qui finalement se barrent en courant lorsqu’ils comprennent l’ampleur des dégâts. C’est genre tu dis que tu vas faire n’importe quoi, ils trouvent ça génial et excitant alors ils suivent le mouvement, sauf qu’ensuite ça les dépasse, c’est trop pour eux, c’est bien pire que ce qu’ils imaginaient, alors ils renoncent et te traitent de barge. Je vois tout à fait No finir par réagir de cette façon envers moi. Le truc c’est que d’ici quelques semaines peut-être, je reviendrai écrire ici et je me mettrai sans doute à écrire quelque chose du style : "j’en ai marre d’avoir raison".
Je ne sais pas quoi offrir à No comme cadeau d’anniversaire. Peut-être que je ne devrais pas lui en apporter un, en fait. Après tout, tant qu’à faire de débarquer là-bas et de passer pour la dingue, celle qui est dérangée, qu’on regarde comme une bête de foire et qu’on imagine trop stupide pour comprendre qu’on se moque d’elle, je devrais m’en foutre et limite en rajouter, faire encore plus exprès de provoquer le scandale. Me ramener avec mes fringues de punk, une bouteille de vodka à la main, déjà légèrement éméchée, me foutre de la gueule de ceux qui vont me regarder de haut, me plonger nue dans le jacuzzi chauffé, m’amuser à draguer un peu tout le monde… une soirée parfaitement ordinaire, en gros.

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2019-01-28T17:25:21+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Lie-again Lie again Repas famille, hier soir. D'un côté de la table, ma mère, de l'autre, mon petit frère. Et soudain, il a fallut que sorte LE sujet de conversation que je voulais à tout prix éviter. Mon voyage. Comme d'habitude, j'ai menti. Encore. Sauf qu'il y a un détail qui a changé. Avant, je me sentais presque coupable de ne pas leur dire la vérité, d'envisager de les quitter sans donner aucune nouvelle en laissant juste une lettre qu'ils ne comprendront probablement jamais complètement. Maintenant, je ne ressens plus cette culpabilité. Quand je mens, que je les regarde et que je prononce des Repas famille, hier soir. D’un côté de la table, ma mère, de l’autre, mon petit frère. Et soudain, il a fallut que sorte LE sujet de conversation que je voulais à tout prix éviter. Mon voyage. Comme d’habitude, j’ai menti. Encore. Sauf qu’il y a un détail qui a changé. Avant, je me sentais presque coupable de ne pas leur dire la vérité, d’envisager de les quitter sans donner aucune nouvelle en laissant juste une lettre qu’ils ne comprendront probablement jamais complètement. Maintenant, je ne ressens plus cette culpabilité. Quand je mens, que je les regarde et que je prononce des mots destinés à faire cesser la moindre inquiétude et qu’ils y croient dur comme fer, je ne ressens plus grand-chose. Un peu de colère, peut-être. Parce que si je ne dis pas la vérité, c’est parce qu’ils seraient incapable de l’accepter. Je suppose que je leur en veux à cause de ça.

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2019-01-26T22:22:51+01:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/De-plus-en-plus-bizarre De plus en plus bizarre... A quel point peut-on être déconnecté de la réalité ? Je me le demande vraiment. Je me demande où j'en suis. Je viens de me rendre compte que toute cette semaine où je pensais avoir sécher mes cours, et bien en fait j'avais totalement oublié que c'était encore les rattrapages et que donc ma rentrée n'est que la semaine prochaine... Et me rendre compte de ça uniquement aujourd'hui, après avoir passé cinq jours à croire avec une certitude aveugle que les cours avaient commencé sans moi, c'est très perturbant. Je confonds les choses, j'oublie des trucs importants... ce n'est A quel point peut-on être déconnecté de la réalité ? Je me le demande vraiment. Je me demande où j’en suis. Je viens de me rendre compte que toute cette semaine où je pensais avoir sécher mes cours, et bien en fait j’avais totalement oublié que c’était encore les rattrapages et que donc ma rentrée n’est que la semaine prochaine… Et me rendre compte de ça uniquement aujourd’hui, après avoir passé cinq jours à croire avec une certitude aveugle que les cours avaient commencé sans moi, c’est très perturbant.
Je confonds les choses, j’oublie des trucs importants… ce n’est qu’une question de temps avant que j’en arrive à dérailler pour de bon. Comment je vais faire, hein ? Comment je vais bien pouvoir trouver la force de mentir encore, de regarder ma mère droit dans les yeux et de rire avec elle en lui racontant de fausses histoires sur ce que j’ai fait de ma semaine ? Lui dire : "j’ai vu des amis, on a fait les soldes. Tu sais quoi ? R et F se sont remis ensemble !" Et dans ma tête avoir en boucle des flashs de ma semaine, de ces moments de vide où je regardais passer les heures sans bouger, de ces soirées peuplées d’inconnus avec lesquels je buvais et fumais, et de toutes ces fois où j’ai songé à combien il me serait facile de prendre un sac, de le bourrer d’affaires et de partir sans laisser aucune explication derrière moi.
Tout devient de plus en plus bizarre…

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2019-01-25T17:57:56+01:00