Portes ouvertes et portes fermées http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/ Ici, c'est le bazar. Mon bazar. fr 2018-06-24T02:03:32+02:00 http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Nuits-sans-fin Nuits sans fin Insomnies, rêves tantôt effrayant de réalisme tantôt cauchemardesques et cruels, coups de chaud puis de froid, maux de têtes... voilà à quoi ressemblent mes nuits, ces temps-ci. Oh, il m'arrive parfois de faire de très beaux rêves, rassurants, apaisants, pleins d'amour... et de me réveiller aussi sec pour me retrouver face à l'amertume et à la frustration. Je ne dors pas beaucoup mais quand j'y arrive, ce n'est jamais reposant. Et le pire, c'est que je ne vois pas trop ça comme un problème ; ça ne me gêne pas, je ne suis pas fatiguée la journée, je ne deviens pas irritable Insomnies, rêves tantôt effrayant de réalisme tantôt cauchemardesques et cruels, coups de chaud puis de froid, maux de têtes… voilà à quoi ressemblent mes nuits, ces temps-ci. Oh, il m’arrive parfois de faire de très beaux rêves, rassurants, apaisants, pleins d’amour… et de me réveiller aussi sec pour me retrouver face à l’amertume et à la frustration. Je ne dors pas beaucoup mais quand j’y arrive, ce n’est jamais reposant. Et le pire, c’est que je ne vois pas trop ça comme un problème ; ça ne me gêne pas, je ne suis pas fatiguée la journée, je ne deviens pas irritable ou quoi que ce soit d’autre. Je me fais parfois quelques petites siestes, dans un tram ou sur un fauteuil à mon job quand c’est moi qui fais la fermeture et qu’il n’y a quasi personne. Ce ne sont pas vraiment des siestes mais plutôt des instants méditatifs. J’essaye de me replonger dans le bien-être dans lequel j’étais il y a deux mois. Sans réel succès. Ce n’est pas permanent, c’est juste quelques minutes de bonheur fugace qui s’estompe ensuite sans que je puisse le retenir.
Que c’est ironique tout ça… cela me rappelle ma première année au lycée. J’avais une amie, Lau, à qui je me confiais souvent. Elle faisait de même, et puis, un jour, elle a commencé à arrêter. Elle ne parlait plus jamais d’elle. On finissait par ne parler que de moi. Quand je m’en suis rendue compte, je lui ai demandé pourquoi elle faisait ça. Elle a souri et a sorti un grand cahier de son sac à dos. Elle l’a ouvert et, pages après pages, elle m’expliquait son contenu. "J’écris des choses, des secrets ou des problèmes que me racontent les gens. Ce cahier, c’est un peu mon mémo. Je peux me concentrer à fond, écouter les personnes qui se confient à moi et ensuite, je peux réfléchir à tête reposée sur ce qui ne va pas chez eux. Je les aide, je cherche des solutions pour eux. Parce que leurs problèmes sont si faciles à gérer par rapport aux miens… Alors puisque je peux les aider, je le fais." Cette explication m’avait laissé sans voix. Je connaissais Lau depuis longtemps. Je connaissais une bonne partie de ses ennuis, de son passé douloureux. Et j’ai tout de suite compris que ça aussi, cette volonté d’aider les autres, c’était un problème. Elle voulait faire ce qu’elle avait toujours fait : se faire pardonner pour le mal qu’elle n’avait jamais commis. Elle a continué à tenir son cahier pendant un an environ. Je ne lui disais plus rien de moi. On s’est perdu de vue, on s’est engueulé aussi. Je me souviens même plus à quel propos. Ensuite, elle est partie et je n’ai plus eu de nouvelles. Une fois, je l’ai revue, quelques années après, on a juste discuté cinq minutes. Elle avait l’air toujours aussi… gamine. Pourtant, elle avait vécu tout un tas de trucs et elle me racontait tout ça avec un air fier sur le visage, comme si j’étais sa grande sœur et qu’elle s’attendait à ce que je la félicite. Quelle étrange fille, Lau… je me demande bien où elle est, maintenant.
Je disais que c’est ironique parce qu’en fait, malgré moi, j’ai tendance à devenir comme Lau autrefois. J’ai décidé de tout faire pour devenir chamane, pour aider les autres, pour essayer d’apporter ma pierre à l’édifice bancal qu’est notre monde. Mais au fond, la personne que j’ai le plus envie d’aider, c’est moi-même. Je sais ce que j’ai à faire. Me guérir moi, puis guérir les autres. Ou plutôt, essayer de me guérir, pour ensuite essayer de guérir les autres. Je ne suis pas encore assez sûre de moi pour dire que je vais y arriver. Parfois, j’y crois assez fort et parfois c’est tout juste si je ne baisse pas les bras.
Les nuits que je passe, je crois que je les apprécie plus que je ne les déteste. Elles me paraissent… illogiques, illusoires, instables, immatérielles. Ce sont des mystères. Mes mystères. C’est comme un monde à part, un endroit et un temps figés, là où je rêve et où je réfléchis. Tout prête à la réflexion, à une sorte de quête personnelle de vérité parmi des fragments sans queue ni tête. Quand le matin arrive enfin, après une de ces nuits chaotiques, j’ouvre les yeux doucement et la première chose à laquelle je songe, c’est à quel point je trouve étrange d’avoir réussi à me réveiller.

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2018-06-24T02:03:32+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Brume Brume " Es-tu vent ou nuage ? - Je suis brume." Le vent, c'est l'action. Le nuage, c'est celui qui subit l'action. Moi, on va dire que je me situe entre les deux. Brume. Je suis toujours un mélange de deux contraires. Action et inaction. Courage et lâcheté. Amour et peur. Force et faiblesse. Hurlements et silence. Patience et impatience. Hiver et été. J'ai revu Mi hier. Je ne sais plus quoi faire avec elle. La voir, ne pas la voir ? Je ne sais pas ce qui est le mieux. Ce qui est le mieux pour elle comme pour moi. A-t-elle besoin de moi dans sa vie ? Je finis par penser que non. Mais voilà, " Es-tu vent ou nuage ?
- Je suis brume."

Le vent, c’est l’action. Le nuage, c’est celui qui subit l’action. Moi, on va dire que je me situe entre les deux. Brume. Je suis toujours un mélange de deux contraires. Action et inaction. Courage et lâcheté. Amour et peur. Force et faiblesse. Hurlements et silence. Patience et impatience. Hiver et été.
J’ai revu Mi hier. Je ne sais plus quoi faire avec elle. La voir, ne pas la voir ? Je ne sais pas ce qui est le mieux. Ce qui est le mieux pour elle comme pour moi. A-t-elle besoin de moi dans sa vie ? Je finis par penser que non. Mais voilà, je ne suis ni vent, ni nuage. Alors je reste bloquée entre partir ou rester, ne plus la voir ou bien continuer à la voir.
Quelque part, j’ai l’impression de ne pas avoir encore véritablement trouver ma voie. Qu’il me manque quelque chose. Au début, je songeais que ce qui me manquait, c’était un exemple à suivre, une personne qui ferait office de maître. Mais le chamanisme ne fonctionne pas vraiment de cette manière. On peut avoir un guide mais jamais de maître. Ce n’est pas comme à l’école ou ensuite à la FAC ou dans un travail quelconque ; on ne nous apprend pas des notions toutes faites ou des clefs de résolutions ayant une certaine logique. Le chamanisme ressemble davantage à l’idée de liberté : on sait, en gros, ce que cela représente, mais il n’existe pas de notions toutes faites et encore moins de principes clairs et logiques. C’est un apprentissage qui vient de soi tout autant que du monde et de ses forces. Un apprentissage qui nécessite d’être vent et nuage. Pas d’être coincé entre les deux. J’ai encore beaucoup à apprendre, je le sais bien. Je le sens. Mais que me manque-t-il pour pouvoir maîtriser cette brume et la transformer en nuage consistant avec la même facilité que de la transformer en un vent frais, léger et invisible ?

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2018-06-22T15:14:59+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Lectures-diverses-et-reve-eveille Lectures diverses et rêve éveillé Je savais qu'Internet était une espèce de mine d'or d'informations et autres connaissances, mais je crois que ce n'est qu'aujourd'hui que je réalise à quel point exactement tout cela est immense. Un peu comme l'espace mais à dimension plus humaine ; immensité fascinante autant qu'effrayante et que personne n'aurait le temps d'explorer tout entier, même en pouvant bénéficier de plus d'une vie. Moi qui continue de défendre le livre papier, je dois quand même avouer que j'apprécie de lire les fictions écrites à la va-vite par des gens bien loin d'être des auteurs confirmés. Je savais qu’Internet était une espèce de mine d’or d’informations et autres connaissances, mais je crois que ce n’est qu’aujourd’hui que je réalise à quel point exactement tout cela est immense. Un peu comme l’espace mais à dimension plus humaine ; immensité fascinante autant qu’effrayante et que personne n’aurait le temps d’explorer tout entier, même en pouvant bénéficier de plus d’une vie. Moi qui continue de défendre le livre papier, je dois quand même avouer que j’apprécie de lire les fictions écrites à la va-vite par des gens bien loin d’être des auteurs confirmés. Souvent, je navigue entre résumé peu entraînant, fautes d’orthographes nombreuses - elles me gêne parfois, mais j’arrive en général à les ignorer - et histoires si passionnantes que j’en perds la notion du temps. J’en deviendrais presque accro à mon PC, presque hein, pas vraiment accro ; j’ai une volonté de fer donc impossible de tomber là-dedans.
Enfin, volonté de fer, c’est vite dit… quand je vis des journées aussi ennuyeuses que celle-ci, j’ai tendance à décrocher. Je m’abandonne dans mes rêveries afin de ne pas voir passer les heures. Une astuce qui marche assez bien, je trouve. Les gens qui me croisent doivent penser que je viens de me fumer un truc pas net. Je m’en fous. Ils peuvent penser que je suis une droguée si ça leur chante, grand bien leur fasse de juger ceux qui les entourent seulement à cause de leur apparence. Rêver et marcher en même temps, c’est pas facile, et moi, je suis plutôt fière de ma technique. Idem pour l’imagination. Qu’est-ce que je suis fière de mes progrès, à ce niveau-là ! Avant, je ne me souvenais presque jamais de mes rêves, je n’arrivais pas à inventer d’histoire pouvant remplir plus d’une page, ma passion pour le dessin s’était évaporée et même écouter de la musique m’agaçait. Heureusement que tout ça, tout ce monde léger, amusant, enfantin, m’est revenu peu à peu. La frontière entre ce qu’on nomme "réel" et ce qu’on nomme "imagination" est parfois si mince… chez certains peuples, elle n’existe même pas et une conversation peut contenir des éléments appartenant aux deux mondes. Je crois que j’aurais aimé naître chez ces peuples, grandir avec eux et m’imprégner, dès mon plus jeune âge, de leur sagesse de vie.

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2018-06-19T15:09:28+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Colere-et-regrets Colère et regrets Aujourd'hui, fête des pères, hein. Super. Bonne fête papa, où que tu sois. Enfin, non, j'ai quand même une petite idée de là où tu es en ce moment... toujours dans ta maison achetée à crédit - crédit que tu n'a certainement pas encore fini de rembourser, hein, puisqu'il te faudra environ 35 ans pour le faire, tu m'a assez rabâcher ça quand j'étais encore sous ton toit - avec ta femme, V, et la très jeune et encore innocente L. J'imagine que vous fêtez ça normalement, que tu es ravi qu'on te le souhaite, et puis que soudain tu te rappelle qu'il manque quelqu'un, que ta Aujourd’hui, fête des pères, hein. Super. Bonne fête papa, où que tu sois. Enfin, non, j’ai quand même une petite idée de là où tu es en ce moment… toujours dans ta maison achetée à crédit - crédit que tu n’a certainement pas encore fini de rembourser, hein, puisqu’il te faudra environ 35 ans pour le faire, tu m’a assez rabâcher ça quand j’étais encore sous ton toit - avec ta femme, V, et la très jeune et encore innocente L. J’imagine que vous fêtez ça normalement, que tu es ravi qu’on te le souhaite, et puis que soudain tu te rappelle qu’il manque quelqu’un, que ta première fille n’est pas là, en face de toi, à te le souhaiter aussi. Je te le dis de loin, en espérant que tu sentiras cette pointe de regret dans ton fichu cœur en pensant à moi. Pourquoi y aurait que moi qui souffre, hein ? J’en ai marre de souffrir par ta faute, tu sais. Tu vois, l’autre jour, j’avais envie de te pardonner, d’aller de l’avant. Et là, c’est la fête des pères, et direct, je me mets en colère… il est encore long, le chemin du pardon. Terriblement long.
Je ne sais pas ce que je souhaite le plus au fond : que tu passe la fête des pères en pensant à moi et en regrettant ton attitude, ou bien que tu y songes deux secondes et qu’ensuite tu puisse sereinement profiter de ce jour sans te prendre la tête à mon sujet.
Idem pour moi. Je ne sais pas ce qui domine comme sentiment dans mon cœur ; la colère et la tristesse, ou bien une forme de sage certitude et confiance en l’avenir et en un possible jour où nous pourrons nous revoir. Je me demande si à la fin de cette journée, j’aurais la réponse.

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2018-06-17T13:30:05+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Retrouvailles Retrouvailles Et oui, hier soir, j'ai enfin revu Sol. Il était... comment dire... fidèle à lui-même. Toujours à slalomer entre son côté sérieux et perfectionniste et son côté joueur un peu fou qui le fait paraître plus jeune que son âge véritable. Y a des gens comme ça, il savent si bien conserver leur jeunesse intérieure que forcément, ça déteint sur leur physique et on se retrouve interloqué quand on entend : "et ouais j'ai quarante-cinq ans". Sol chante toujours aussi bien. Une vraie présence sur scène, un show-man à lui tout seul. Mais attention, les autres membres du groupe ne Et oui, hier soir, j’ai enfin revu Sol. Il était… comment dire… fidèle à lui-même. Toujours à slalomer entre son côté sérieux et perfectionniste et son côté joueur un peu fou qui le fait paraître plus jeune que son âge véritable. Y a des gens comme ça, il savent si bien conserver leur jeunesse intérieure que forcément, ça déteint sur leur physique et on se retrouve interloqué quand on entend : "et ouais j’ai quarante-cinq ans".
Sol chante toujours aussi bien. Une vraie présence sur scène, un show-man à lui tout seul. Mais attention, les autres membres du groupe ne sont pas en reste ! J’en suis venue à tous les adorer, à admirer leur jeu de scène, leurs petits moments de gloire et l’harmonie qui règne entre eux, donnant à l’ensemble une force bien réelle, celle d’envahir les cœurs et de les faire battre à l’unisson le temps d’une soirée.
Un concert avec ce groupe, c’est toujours un moment magique. Cependant, cette fois-ci, j’ai l’impression d’en avoir encore plus profité qu’avant. Quelque chose me bloquait, les années précédentes, m’empêchait de me déchaîner et de m’amuser à fond. Je crois que j’ai compris ce que c’était. Jusqu’à l’an dernier, mes sentiments envers Sol n’avaient pas vraiment changé. Je pensais avoir tiré un trait sur ça, avoir réussi à ne le voir que comme un ami. En réalité, je n’ai réussi à faire cela que depuis un an. Je ne me l’explique pas. Mais je me sens mieux, maintenant. Hier, j’ai vu Sol, je lui ai parlé, et nous avons ris et souris de notre complicité retrouvée. Juste quelques minutes de retrouvailles ; c’est tout ce qu’il me fallait pour comprendre à quel point j’ai évolué par rapport à lui. Je me sens fière de moi, sur ce coup-là. Enfin je suis sur un pied d’égalité avec cet homme. Moi qui autrefois ne cessait de me dire qu’il ressemblait à un modèle idéal que je ne pourrais jamais atteindre, j’ai pris conscience de ma propre valeur en même temps que de ses faiblesses. Sol n’est pas aussi sûr de lui qu’il ne le laisse paraître. Je ne le lui dit pas, mais je le sais. J’espère que nos retrouvailles sont le signe d’un nouveau départ, de quelque chose qui nous rendra meilleurs, tous les deux.

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2018-06-16T17:05:13+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Instants-de-paix Instants de paix Quelle étrange journée... Pourquoi étrange ? Parce que je me suis sentie apaisée à chaque heures qui passaient, qu'il n'y a pas eu un moment dans cette journée où j'ai ressenti de la peur ou de la colère. Jusqu'à maintenant. Je suis redescendue de mon petit nuage, on va dire. Cela m'a fait du bien d'avoir une journée entière à moi. Rien qu'à moi. Pas de contraintes d'horaires à respecter, de choses à faire qui m'ennuient, ou de gens qui m'agacent à voir. Juste... moi, mes rêves, le temps qui s'étire et s'étale partout, et ça me suffisait. Je me suis sentie comme à la Quelle étrange journée… Pourquoi étrange ? Parce que je me suis sentie apaisée à chaque heures qui passaient, qu’il n’y a pas eu un moment dans cette journée où j’ai ressenti de la peur ou de la colère. Jusqu’à maintenant. Je suis redescendue de mon petit nuage, on va dire.
Cela m’a fait du bien d’avoir une journée entière à moi. Rien qu’à moi. Pas de contraintes d’horaires à respecter, de choses à faire qui m’ennuient, ou de gens qui m’agacent à voir. Juste… moi, mes rêves, le temps qui s’étire et s’étale partout, et ça me suffisait. Je me suis sentie comme à la fois faisant totalement partie de ce monde, et en même temps comme projetée en dehors, spectatrice souriante de la vie autour de moi. Dualité paradoxale, équilibre entre ma place en tant qu’individu parmi tant d’autres et ma force invisible et lointaine qui ne se lasse jamais de tout observer, de chercher à tout apprendre, à tout comprendre. Je ne pensais pas qu’en m’habituant à méditer, je finirais par en arriver à cet état-là. Comme si quoi qu’il puisse se passer, j’étais capable d’y faire face, de m’adapter, d’être semblable à l’eau qui englobe le rocher tombant sur elle et dont la surface redevient lisse ensuite. Pas de trace, de cicatrices, juste un rocher qui sommeil au fond et qui, peu à peu, devient une part de moi.

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2018-06-13T20:17:16+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Le-retour Le retour... Il me semble que ça fait environ huit mois, maintenant. Et il ne m'a pas manqué. Comme c'est troublant. On parle pourtant "del Sol" comme je me plais à le surnommer. Le type dont j'étais follement amoureuse il y a deux ans, devenu un ami dont je n'arrêtais pas de prendre des nouvelles. Il y avait toujours une petite place pour lui dans mes pensées. Et là, dans seulement quelques jours, je vais le revoir. J'avais tout un tas de petites manies stupides, du genre lui écrire de gentils messages, lui souhaiter son anniversaire la première - enfin, j'essayais d'être la première - et lui Il me semble que ça fait environ huit mois, maintenant. Et il ne m’a pas manqué. Comme c’est troublant. On parle pourtant "del Sol" comme je me plais à le surnommer. Le type dont j’étais follement amoureuse il y a deux ans, devenu un ami dont je n’arrêtais pas de prendre des nouvelles. Il y avait toujours une petite place pour lui dans mes pensées. Et là, dans seulement quelques jours, je vais le revoir.
J’avais tout un tas de petites manies stupides, du genre lui écrire de gentils messages, lui souhaiter son anniversaire la première - enfin, j’essayais d’être la première - et lui offrir un cadeau original, ne jamais oublier de lui souhaiter un joyeux Noel et une bonne année, aller le voir à son travail de temps en temps histoire de papoter de tout et de rien… mais ça fait longtemps que je ne fais plus tout ça. J’ai encore un peu de difficulté à comprendre comment j’en suis arrivée là. Comment ça se fait que j’ai mis Sol de côté ? Un besoin de liberté, peut-être. Un ras-le-bol de me sentir dépendante de lui, accrochée à lui. Je ne pensais pas que ça se ferait si… naturellement. C’est un détachement étrange qui s’est opéré en moi. Je ne l’ai pas oublié, j’ai juste arrêté de penser à lui. Je sais qu’il fait sa vie, quelque part, et ça me suffit.
Le fait de le revoir me rend quand même très heureuse. Je serai en quelque sorte rassurée de savoir qu’il est toujours vivant et en bonne santé, et, j’espère, aussi heureux qu’il le dit. Je ne crois pas qu’il m’ait déjà menti. Et puis, s’il le faisait, ça ne changerait rien. Je ne suis plus proche de lui, il ne peut plus m’atteindre. "El Sol" est comme le soleil qui se couche et se lève : brillant, avec ses hauts et ses bas, à la fois assez proche pour que j’ai conscience de sa présence et assez loin pour ne pas me brûler.
En fait, j’ai hâte de ce retour. Est-ce parce que j’ai envie de le provoquer ? Peut-être bien que oui.

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2018-06-11T20:48:38+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/L-ecrivain-le-poete-le-magicien L'écrivain, le poète... le magicien L'écriture, c'est quelque chose qui me perturbe. Je n'aime pas écrire, à la base. Sauf que parfois, je ne sais pas, je ne peux pas m'en empêcher. Alors, j'écris. J'ai des amis qui écrivent souvent, certains veulent même devenir écrivains. Je me souviens particulièrement des poèmes de JB ; quand il les lisait, j'en avais des frissons. En fait, dans ma tête, j'aimerais que tout ça se regroupe. Que je sois capable de fusionner les choses, d'en faire quelque chose d'unique. De mélanger l'écrivain avec le poète, le musicien avec le peintre, le chanteur avec le sculpteur, l'homme L’écriture, c’est quelque chose qui me perturbe. Je n’aime pas écrire, à la base. Sauf que parfois, je ne sais pas, je ne peux pas m’en empêcher. Alors, j’écris. J’ai des amis qui écrivent souvent, certains veulent même devenir écrivains. Je me souviens particulièrement des poèmes de JB ; quand il les lisait, j’en avais des frissons. En fait, dans ma tête, j’aimerais que tout ça se regroupe. Que je sois capable de fusionner les choses, d’en faire quelque chose d’unique. De mélanger l’écrivain avec le poète, le musicien avec le peintre, le chanteur avec le sculpteur, l’homme avec le magicien. Je voudrais avoir le pouvoir de canaliser une petite parcelle de chaque forme d’art afin de créer une sorte de palette étincelante qui servirait de porte, d’ouverture à n’importe quel rêve insensé.
Quand j’écris, je finis toujours par laisser filer une partie de moi. Et quand je me relis, je suis émue par ma façon de décrire les événements, par le regard que je porte sur moi-même. Toujours ce même regard. Entre intransigeance et tendresse, jamais tout à fait l’un, jamais tout à fait l’autre. C’est ça, d’être moi...

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2018-06-09T22:20:32+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Un-coup-au-coeur Un coup au coeur Et dire qu'un simple film recèle tant de pouvoir... je viens de me décider à visionner le film "La belle et la bête", celui de 2017. Moi qui avait été submergé par le charme de la toute première version de Disney, je ne pensais pas m'attacher autant à cette seconde version. Contre toutes attentes, me voilà complètement bouleversée... Avec ce film, c'est comme une part de mon enfance que je retrouve soudainement. Où avait donc disparu cette part de moi ? Ces derniers temps, je me sens plutôt renfermée. On pourrait dire que je ne cherche qu'à mieux me protéger, à renforcer Et dire qu’un simple film recèle tant de pouvoir… je viens de me décider à visionner le film "La belle et la bête", celui de 2017. Moi qui avait été submergé par le charme de la toute première version de Disney, je ne pensais pas m’attacher autant à cette seconde version. Contre toutes attentes, me voilà complètement bouleversée…
Avec ce film, c’est comme une part de mon enfance que je retrouve soudainement. Où avait donc disparu cette part de moi ?
Ces derniers temps, je me sens plutôt renfermée. On pourrait dire que je ne cherche qu’à mieux me protéger, à renforcer mon armure pour rester forte et évoluer en ce sens. Cependant, je ne pensais pas qu’en faisant cela, je me fermais autant. Il semble que si, en fin de compte. J’ai laissé l’armure cacher mon cœur mais je l’ai également laissé m’emprisonner. Je ne referai plus cette erreur. L’armure est là, elle restera là, mais je prendrai soin d’y laisser des fenêtres sur le monde. De laisser ouvert un quelconque espoir de bonheur.
Prendre conscience de tout cela, c’est un vrai choc. Je ne m’y attendais pas… j’ai même encore du mal à réaliser. Et je suis un peu triste maintenant. Est-ce la cicatrice de la solitude qui saigne à nouveau ? Est-ce la seule chose que je peux ressentir ? Aujourd’hui oui. Mais qui peut dire ce que je ressentirai demain ? L’espoir fait vivre, dit-on. C’est bien vrai. Car, au fond, si je n’avais plus aucun espoir, il y a longtemps que je ne serais plus de ce monde.
Merci, petit cœur.

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2018-06-09T01:28:26+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Instant-cuisine Instant cuisine Je suis crevée là. Je viens de passer environ deux heures aux fourneaux. Tout ça pour un truc qu'on mangera en quelques repas. Tout va si vite. Tout part si vite. La nourriture, l'espoir, la déprime, les gens, l'énergie, la fatigue... tout cela part, revient, repart, et ainsi de suite ; un cercle sans fin. Je me demande souvent pourquoi j'ai des idées comme celle-ci, des envies de cuisiner, de faire brûler de l'encens dans toute la baraque. Des envies de faire quelque chose qui ne sera pas uniquement pour moi. Je me demande à quoi ça sert vu que personne ne s'en rend compte. Oh, Je suis crevée là. Je viens de passer environ deux heures aux fourneaux. Tout ça pour un truc qu’on mangera en quelques repas. Tout va si vite. Tout part si vite. La nourriture, l’espoir, la déprime, les gens, l’énergie, la fatigue… tout cela part, revient, repart, et ainsi de suite ; un cercle sans fin.
Je me demande souvent pourquoi j’ai des idées comme celle-ci, des envies de cuisiner, de faire brûler de l’encens dans toute la baraque. Des envies de faire quelque chose qui ne sera pas uniquement pour moi. Je me demande à quoi ça sert vu que personne ne s’en rend compte. Oh, bien sûr, j’ai droit au fameux "merci" et aux compliments mais ensuite, plus personne ne s’en souvient et l’instant est passé. Et je recommence. Je cuisine, on me dit que c’est bon, on mange, puis chacun repart faire sa vie dans son coin. J’attends quoi, au juste ? Que les gens me trouvent indispensable ? Qu’ils me remarquent, qu’ils m’apprécient ? C’est minable, hein, d’être comme ça. D’attendre la reconnaissance des autres comme un petit chien qui quémande des caresses. Je ne me pensais pas comme ça. Mais au fond, je suis un peu quelqu’un qui joue au petit chien, quelqu’un qui a envie d’être apprécié et qui ne sait pas trop comment faire pour y arriver. Je n’arrête pas de cacher cette facette-là de moi, de faire comme si ça m’était égal. D’agir comme si tout m’était égal. Toujours le même mot d’ordre : Fais croire que tout roule, que tout est très bien comme ça, tais-toi et joue le jeu.

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2018-06-07T22:03:42+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Pensees-troubles-du-soir Pensées troubles du soir Et si c'était vrai ? Et si j'avais réellement des ennuis du passé à résoudre, des gens à pardonner afin de ne plus souffrir à cause d'eux ? Je songe surtout à mon père quand j'écris ça. Je pense que c'est le seul à qui je n'ai toujours pas réussi à accorder mon pardon. Pourtant, cela paraît si facile ! Après tout, j'ai bien réussi à pardonner à mes grands-parents de m'avoir manipulée et d'avoir profiter du fait que je n'étais qu'une gamine pour me mentir. J'ai pardonné à ma mère ses erreurs, en particuliers ses moments de colère ou de panique qui ne m'étaient pas Et si c’était vrai ? Et si j’avais réellement des ennuis du passé à résoudre, des gens à pardonner afin de ne plus souffrir à cause d’eux ? Je songe surtout à mon père quand j’écris ça. Je pense que c’est le seul à qui je n’ai toujours pas réussi à accorder mon pardon. Pourtant, cela paraît si facile ! Après tout, j’ai bien réussi à pardonner à mes grands-parents de m’avoir manipulée et d’avoir profiter du fait que je n’étais qu’une gamine pour me mentir. J’ai pardonné à ma mère ses erreurs, en particuliers ses moments de colère ou de panique qui ne m’étaient pas destinés mais que j’ai dû subir. Et puis, ma mère a changé, elle a évolué, elle s’est amélioré. Mes grands-parents ne changeront pas, dommage ; je me dis que tant pis, ce n’est pas tellement important puisque je ne les vois pas trop souvent. J’arrive à ne pas me sentir mal avec ces personnes, j’ai réellement réussi à les pardonner. Alors pourquoi avec mon paternel, c’est si compliqué de faire pareil ?
L’autre jour, j’ai songé à aller sur Google map dans le but de revoir sa maison. Revoir cet endroit où habite désormais mon père, ma belle-mère, et ma demi-soeur que je n’ai jamais connue, même si c’est juste une vue virtuelle, une simple photo prise il y a des années d’une rue vide avec des maisons collées les unes aux autres.
Quand la nuit tombe, mes pensées sont en bordel et je le sais. Mais même avant ça, en fin d’après-midi, j’ai déjà des pensées perturbées. La preuve… sérieusement quelle idée de vouloir pardonner à mon père ! Et puis d’abord, si je voulais vraiment le faire, comment est-ce que je m’y prendrais ? Je débarquerais là-bas en mode visite surprise et je lâcherais un "salut papa" comme s’il ne s’était rien passé ? Et si la petite L demande qui je suis avant même que j’ouvre la bouche, qu’est-ce que je pourrais bien lui répondre à cette fillette qui ne doit pas avoir plus de trois ans ? "Coucou toi, je suis ta grande demi-soeur en vadrouille !" Magnifique réponse… Non mais je ne sais pas ce qui me prends d’imaginer tout cela.
Le plus étrange, c’est que je n’ai pas envie d’en parler. Je refuse de me confier à qui que ce soit au sujet de mon père, voilà pourquoi je l’écris ici, dans cet exutoire propice à mes défoulements les plus inattendus.
Peut-être bien qu’un de ces jours, je pardonnerais à mon père. Je ne sais pas, je ne connais pas l’avenir. Parfois, j’aimerais aussi ne pas connaître le passé.

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2018-06-06T20:55:03+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Ce-qu-il-s-est-passe Ce qu'il s'est passé... Quand j'ai parlé d'exploser, l'autre jour, je pensais vraiment pas que ça ressemblerait à un truc pareil. Je m'explique : j'ai fini ma soirée dans une boîte très très ouverte d'esprit, si vous voyez ce que je veux dire. Ce qui est marrant c'est qu'il m'a fallut environ 24 heures de calme pour m'en remettre. Non mais faut imaginer le tableau quoi, moi qui avais jamais foutu les pieds dans ce genre d'endroit j'y suis allée et... waouh, j'ai pas les mots. En fait si, mais c'est quand même dur à décrire. Un jour je me souviens avoir lu une histoire avec un lieu fictif nommé "la rue Quand j’ai parlé d’exploser, l’autre jour, je pensais vraiment pas que ça ressemblerait à un truc pareil. Je m’explique : j’ai fini ma soirée dans une boîte très très ouverte d’esprit, si vous voyez ce que je veux dire. Ce qui est marrant c’est qu’il m’a fallut environ 24 heures de calme pour m’en remettre. Non mais faut imaginer le tableau quoi, moi qui avais jamais foutu les pieds dans ce genre d’endroit j’y suis allée et… waouh, j’ai pas les mots. En fait si, mais c’est quand même dur à décrire. Un jour je me souviens avoir lu une histoire avec un lieu fictif nommé "la rue des lanternes". Joli nom pour parler de la rue que, si j’étais l’auteure de ce roman, j’aurais personnellement renommée "rue des plaisirs", m’enfin "rue des lanternes" c’est plus poétique, je l’avoue. Et bien, samedi dernier, ce qui m’est arrivé, c’est cela ! J’ai fait une sorte de bond dans le monde entre le réel et l’imaginaire, j’ai découvert la "rue des lanternes" mais pour de vrai. Ma rue des lanternes. Qu’est-ce que c’est classe… et complètement barré, aussi.

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2018-06-04T18:49:59+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Explosion Explosion La musique cogne dans mes oreilles, je voudrais qu'elle ne s'arrête jamais. Qu'elle m'emporte dans sa furie, dans cette force incontrôlable qui domine tout. Plus de contraintes, plus de barrières étouffantes, plus rien d'autre que moi et mon envol. Une explosion. Un feu d'artifice. Un feu si puissant qu'il dévaste n'importe quel obstacle. C'est ce que je voudrais être à cet instant. Devenir la vraie moi. Celle qui se moque bien de savoir si ce qu'elle fait est accepté ou non. Celle qui sait que parfois il faut savoir se montrer impitoyable et qui n'hésite pas à le faire. Je pensais La musique cogne dans mes oreilles, je voudrais qu’elle ne s’arrête jamais. Qu’elle m’emporte dans sa furie, dans cette force incontrôlable qui domine tout. Plus de contraintes, plus de barrières étouffantes, plus rien d’autre que moi et mon envol. Une explosion. Un feu d’artifice. Un feu si puissant qu’il dévaste n’importe quel obstacle. C’est ce que je voudrais être à cet instant. Devenir la vraie moi. Celle qui se moque bien de savoir si ce qu’elle fait est accepté ou non. Celle qui sait que parfois il faut savoir se montrer impitoyable et qui n’hésite pas à le faire.
Je pensais avoir réussi à être moi-même. Je me rends compte à quel point je suis encore loin de l’être réellement quand j’écoute des chansons aussi puissantes. C’est plus qu’un simple changement passager, c’est un vrai cri du cœur. De mon cœur. Il est temps que je le laisse enfin s’exprimer. Que je laisse sortir cette part de moi que j’ai si souvent réprimée, détestée, fuit et enfermée au fond de moi.
Je suis libre, bon sang ! Libre de faire ce à quoi j’aspire, libre de penser ce qui me plaît, de rêver à mes rêves et d’en faire profiter ceux qui me tiennent à cœur. La vraie moi va renaître, aujourd’hui. Dès ce soir. Oui, à partir de ce soir, tout va changer. Tout va exploser ! Je vais laisser exploser ma peur, ma tristesse, ma fureur, tout cela va se détacher de moi pour se disperser dans le ciel et sa grandeur !

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2018-06-02T22:09:44+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Moi-et-le-changement Moi et le changement Souvent, j'ai des envies de changement. Je sais pas, c'est un peu comme si ça m'ennuyait de conserver quelque chose de stable pendant trop longtemps. Je me lasse vite des habitudes, ça doit être ça. Avant, mes cheveux longs ne me dérangeaient pas du tout. Et puis voilà maintenant six mois que je les ai coupés. Pas trop courts mais quand même ça fait un sacré changement. Idem pour les oreilles percées. Avant, jamais je me serais imaginée avec des boucles d'oreilles parce que je trouvais ces trucs sans intérêt. Maintenant, j'en porte et je trouve même que ça peut m'aller bien Souvent, j’ai des envies de changement. Je sais pas, c’est un peu comme si ça m’ennuyait de conserver quelque chose de stable pendant trop longtemps. Je me lasse vite des habitudes, ça doit être ça.
Avant, mes cheveux longs ne me dérangeaient pas du tout. Et puis voilà maintenant six mois que je les ai coupés. Pas trop courts mais quand même ça fait un sacré changement. Idem pour les oreilles percées. Avant, jamais je me serais imaginée avec des boucles d’oreilles parce que je trouvais ces trucs sans intérêt. Maintenant, j’en porte et je trouve même que ça peut m’aller bien parfois. Surtout celles avec les têtes de morts et les petits nœuds papillons.
J’aime changer les choses. Que ce soit mon boulot, mes études, mes amis, mes fringues, parfois même mon caractère. On pourrait croire que je fais exprès de jouer un rôle, comme si j’étais au théâtre. Mais bon je finis toujours par retrouver mon caractère bien à moi. Celui d’une chieuse qui cache un cœur tendre. D’une nana compliquée qui essaye de faire croire que tout est simple dans sa tête. De quelqu’un de sûr de moi alors qu’en réalité, j’ai la peur qui me colle aux basques.
Je vais re-changer dans pas longtemps. Peut-être que c’est quelque chose comme : changer mes fringues ou mon style ou mes fréquentations pour me changer les idées ? Y a de ça, je pense. Un petit changement de style, je trouve que c’est pas mal. Une version un peu plus rock de moi, légèrement punk sur les bords. Et me trouver une petite amie, aussi. Ouais, ça serait vraiment cool. Enfin, ça me changerait quoi.

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2018-06-02T00:32:26+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Forget-the-world Forget the world Rentrer chez moi, mettre de la musique, manger un truc, me poser tranquillement... c'est tout ce que je veux faire après une journée comme celle-ci. Entre des examens affreusement ennuyeux et des gens pas franchement drôles, c'était déjà pas génial mais c'était sans compter mon petit job étudiant. Un seul mot finalement pour décrire ma journée : ÉPUISANT. Alors quand je suis de retour chez moi, c'est ma délivrance. Enfin seule, enfin libre. Libre de faire ce qui me plaît, de balancer des trucs à terre, de chanter faux en gueulant, de me balader nue d'une pièce à l'autre quand Rentrer chez moi, mettre de la musique, manger un truc, me poser tranquillement… c’est tout ce que je veux faire après une journée comme celle-ci. Entre des examens affreusement ennuyeux et des gens pas franchement drôles, c’était déjà pas génial mais c’était sans compter mon petit job étudiant. Un seul mot finalement pour décrire ma journée : ÉPUISANT.
Alors quand je suis de retour chez moi, c’est ma délivrance. Enfin seule, enfin libre. Libre de faire ce qui me plaît, de balancer des trucs à terre, de chanter faux en gueulant, de me balader nue d’une pièce à l’autre quand il fait chaud et que j’ai la flemme de mettre un pyjama. Libre de me parler à moi-même sans passer pour une folle. Libre d’oublier le monde et de croire, pendant au moins quelques heures, que je pourrais passer toute ma vie comme ça.

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2018-05-31T20:15:23+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Frustration Frustration C'est complètement dingue... Je fais ça tout le temps en ce moment, je sais que c'est stupide, que ça me fait du mal, que ça ne fait que me faire rêver et soupirer, mais je le fais. Je me suis prise de passion pour les fanfictions. Et plus particulièrement les histoires érotiques, genre lemon. Je suis super à fond là-dessus, dès que je rentre chez moi, j'allume mon ordi et je vais lire. Comme je le disais, les histoires, c'est ma drogue à moi. C’est complètement dingue… Je fais ça tout le temps en ce moment, je sais que c’est stupide, que ça me fait du mal, que ça ne fait que me faire rêver et soupirer, mais je le fais. Je me suis prise de passion pour les fanfictions. Et plus particulièrement les histoires érotiques, genre lemon. Je suis super à fond là-dessus, dès que je rentre chez moi, j’allume mon ordi et je vais lire. Comme je le disais, les histoires, c’est ma drogue à moi.

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2018-05-30T21:18:57+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Heures-de-vides Heures de vides A quoi ça peut bien ressembler, des "heures de vide" ? Eh bien, j'ai quelques exemples en tête. Aller voir un film au ciné seule, une anesthésie générale de 2h, un abus d'alcool proche du coma. Ah, je pense que c'est déjà pas mal pour définir ce que j'entends par "heures de vide". En fait, là je sors d'une séance de cinéma. Environ 2h40 où j'ai oublié tout, ma vie, mes problèmes, plus rien n'existait. Il n'y avait que le film et son histoire qui m'emmenaient loin, très loin, de moi-même. Hé, chacun sa drogue ! Y en a c'est la clope, d'autres l'alcool, ben moi c'est les A quoi ça peut bien ressembler, des "heures de vide" ? Eh bien, j’ai quelques exemples en tête. Aller voir un film au ciné seule, une anesthésie générale de 2h, un abus d’alcool proche du coma. Ah, je pense que c’est déjà pas mal pour définir ce que j’entends par "heures de vide".
En fait, là je sors d’une séance de cinéma. Environ 2h40 où j’ai oublié tout, ma vie, mes problèmes, plus rien n’existait. Il n’y avait que le film et son histoire qui m’emmenaient loin, très loin, de moi-même. Hé, chacun sa drogue ! Y en a c’est la clope, d’autres l’alcool, ben moi c’est les histoires. Livres, films, dessins, contes, tout ce qui a une histoire à raconter me fascine. C’est un peu mon échappatoire à moi.
Je dois quand même avouer qu’au début, quand j’ai vécu pour la première fois ces moments vides, j’ai paniqué. On allait m’arracher quatre dents de sagesse ; quand on m’a posé le masque avec le gaz pour m’endormir, j’ai eu une de ces peurs ! Je ne voulais pas de cet abandon, de cette défaillance, de cette sensation de ne plus rien contrôler du tout, de perdre mes forces, de ne plus rien voir, de ne plus rien ressentir et de me perdre quelque part où le temps n’existe pas. Idem pour le soir où j’ai trop picolé ; une énorme vague de panique. Le choc quand on a essayé de m’expliquer ce que j’avais vécu, dit, ou fait pendant les trois/quatre heures précédentes et dont je n’avais aucun souvenir. La peur quand j’ai commencé à imaginer le pire. Les tremblements quand je me suis mise à m’examiner sous toutes les coutures afin d’essayer de comprendre d’après mon état ce qui avait bien pu m’arriver. Le soulagement une fois que j’ai constaté qu’il n’y avait que quelques bleus et égratignures et aucun soucis ou embrouilles avec mes potes - potes qui étaient mes seules sources d’informations concernant mon passage à vide. Et enfin, après avoir compris que j’ai évité le pire, une seule et unique question lancinante : et si un jour, je l’atteins, le pire ?

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2018-05-29T20:33:00+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Un-lion-en-cage Un lion en cage Je comprends rien, je comprends pas... je sais pas ce qui m'arrive, pourquoi je me sens comme ça. Super énervée, comme en colère contre quelque chose, furieuse même. A deux doigts de cogner dans un mur. Calme-toi... respire un coup, fais de la méditation, lis un bouquin... J'ai beau me répéter de me calmer, j'y arrive pas. J'en veux à la terre entière. Je fais n'importe quoi. Tout à l'heure, je courais dans l'appartement. J'ai mis la radio à fond, j'ai gueulé un bon coup ; les voisins doivent me prendre pour une folle. Mais là, ils ont sans doute renoncé à venir sonner pour Je comprends rien, je comprends pas… je sais pas ce qui m’arrive, pourquoi je me sens comme ça. Super énervée, comme en colère contre quelque chose, furieuse même. A deux doigts de cogner dans un mur. Calme-toi… respire un coup, fais de la méditation, lis un bouquin… J’ai beau me répéter de me calmer, j’y arrive pas. J’en veux à la terre entière. Je fais n’importe quoi. Tout à l’heure, je courais dans l’appartement. J’ai mis la radio à fond, j’ai gueulé un bon coup ; les voisins doivent me prendre pour une folle. Mais là, ils ont sans doute renoncé à venir sonner pour voir ce qui se passe puisque je ne fais plus de bruit. Stop, la radio. Le bruit me stresse encore plus, en fait. Me voilà quasiment immobile ; seuls mes mains bougent et écrivent sur le clavier de mon PC portable. J’écoute en boucle toutes les musiques calmes et apaisantes que je peux trouver, là je crois que c’est un mix des musiques du jeu Kingdom Hearts. Un truc au piano. A la base, j’aime pas le piano. Faudrait peut-être que je sorte de chez moi, non ? J’ai pas envie. Mais je me connais, je vais finir par sortir. Dehors, sans parapluie, je vais marcher sans but dans les chemins planqués derrières les bâtiments, jusqu’à ce que mes pas me ramènent devant ma porte que je claquerai alors avant d’aller m’effondrer sur le canapé, à côté de mon chat. J’ai mal putain, j’ai mal mais je saurais même pas dire où ni pourquoi. Je me sens juste à nouveau mal et j’arrête pas de me le reprocher. Je m’étais promis de ne plus retomber dans des pensées déprimantes, de toujours aller de l’avant. Et j’ai encore échoué...

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2018-05-28T14:48:07+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Entre-vie-et-mort Entre vie et mort Pensées embrouillées, souvenirs confus. Une sensation de renaissance comme si j'étais morte et que je revenais à la vie, pour mourir aussitôt à nouveau. C'est l'état dans lequel je me retrouve parfois, le lendemain de soirées endiablées. Entre confusion et clarté. Perdue parce que j'ai l'impression de ne rien comprendre, de devoir ré-apprendre tout petit à petit. Cependant, il me vient aussi des éclairs d'une lucidité troublante. Comme si au milieu du brouillard je pouvais mieux repérer la discrète lumière d'une solution, d'une vérité. Un flash de souvenirs. Debout, Pensées embrouillées, souvenirs confus. Une sensation de renaissance comme si j’étais morte et que je revenais à la vie, pour mourir aussitôt à nouveau. C’est l’état dans lequel je me retrouve parfois, le lendemain de soirées endiablées. Entre confusion et clarté. Perdue parce que j’ai l’impression de ne rien comprendre, de devoir ré-apprendre tout petit à petit. Cependant, il me vient aussi des éclairs d’une lucidité troublante. Comme si au milieu du brouillard je pouvais mieux repérer la discrète lumière d’une solution, d’une vérité.
Un flash de souvenirs. Debout, dansant sur une table, entourée de gens qui tendent leurs mains vers moi, je me sens heureuse. Ils ne me connaissent pas, je ne les connais pas, mais ce soir, pendant quelques heures, cela n’a aucune importance car nous sommes liés. Liés par l’envie de faire la fête, l’envie de ne pas se demander qui est qui et qui fait quoi, juste l’envie de vivre l’instant et de partager ce bonheur avec d’autres. Waouh, c’était magnifique… et effrayant en même temps. C’est comme alterner entre sortir la tête de l’eau en perçant la glace qui bloquait l’accès à la surface et plonger pour se noyer avec tous ces gens, toutes ces personnes. Hier, j’avais l’impression que le monde m’appartenait. Aujourd’hui, je ne sais plus si j’appartiens au monde.
D’autres souvenirs, plus précis, cette fois. Mes mains entourent la taille d’une nana, nous nous embrassons à pleine bouche. Notre baiser s’intensifie, je resserre mes mains, je voudrais qu’elle reste contre moi. Mais je sais que je ne peux pas la retenir indéfiniment ; la soirée a toujours une fin. Bientôt, tout ce monde que j’ai aimé et adoré rencontrer ce soir m’oubliera. Je souris une dernière fois à ceux qui m’entourent et je m’en vais. Dehors. Seule.
J’aimerais arrêter de me rappeler de tout ça. Sauf qu’on ne peut pas toujours tout contrôler. Je suis dans les bras d’un mec. Il sourit stupidement ; déjà bourré à un stade supérieur au mien. Je fixe ses yeux noirs. Il veut m’embrasser, je tourne la tête… il m’embrasse dans le cou et cette fois je n’arrive pas à m’éloigner. C’est si agréable de se laisser aller.
De nouvelles images apparaissent dans ma tête ; je les laisse venir, défiler, et fuir se cacher dans un recoin de ma mémoire. Je ne veux pas les analyser. Je ne sais même pas vraiment ce qui domine comme sentiment au fond de moi. Suis-je davantage honteuse ou fière ? Ai-je plus honte de m’être laisser aller, d’avoir laisser mon instinct prendre le dessus ? Ou bien suis-je plus fière de moi-même maintenant, après avoir passer une soirée entière à désirer et à être désirée ? Je ne sais pas… je n’en sais rien.
Je danse, encore et encore, sans jamais me lasser. La musique m’emporte, je ne cherche même pas à la reconnaître, je ne fais que danser en rythme avec un son plus ou moins rapide. Danser et sourire. Saisir une main, en lâcher une autre. Changer de partenaire, recommencer à danser, à rire, à draguer. Vivre le temps d’un soir ce que je ne m’autorise pas en général.
Trop de souvenirs… je crois que je vais retourner me coucher.

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2018-05-26T20:24:27+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Day-of-adventure Day of adventure A la recherche de l'aventure, aujourd'hui ! Ce qui veut dire que je ne prévois quasiment rien, juste des brides d'idées vagues et incomplètes, et ensuite j'attends de voir ce qu'elles vont devenir. La dernière fois que j'ai fait ça, j'ai fini chez Mi avec une pote et les voisins qui sont venus squatter et on a pas dormi de la nuit. Un super plan le coup de ne pas avoir de plan, en fait. Bride d'idée numéro 1 : sortir ce soir, sans savoir où exactement ni avec qui. Pas d'heure, pas de certitudes. Juste moi et mon envie de sortir, de faire des rencontres. Bride d'idée numéro 2 : une A la recherche de l’aventure, aujourd’hui ! Ce qui veut dire que je ne prévois quasiment rien, juste des brides d’idées vagues et incomplètes, et ensuite j’attends de voir ce qu’elles vont devenir. La dernière fois que j’ai fait ça, j’ai fini chez Mi avec une pote et les voisins qui sont venus squatter et on a pas dormi de la nuit. Un super plan le coup de ne pas avoir de plan, en fait.
Bride d’idée numéro 1 : sortir ce soir, sans savoir où exactement ni avec qui. Pas d’heure, pas de certitudes. Juste moi et mon envie de sortir, de faire des rencontres.
Bride d’idée numéro 2 : une balade dans l’après-midi, avec de quoi dessiner et écrire, mon tel et mes écouteurs, et aucune idée de l’endroit où mes pieds m’emmènent. Marcher, l’esprit vide, jusqu’à trouver un coin un peu calme, me poser et laisser parler l’artiste en moi.
Et le reste de ma journée, ce sera d’attendre de voir si d’autres brides d’idées me viennent en tête. Un autre problème chez moi, cette envie de provoquer l’aventure. De laisser choisir le hasard, de prendre des risques en n’ayant que très vaguement conscience que ce sont des risques à conséquences possiblement contrariantes.

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2018-05-25T14:05:24+02:00