Portes ouvertes et portes fermées http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/ Ici, c'est le bazar. Mon bazar. fr 2018-10-17T22:21:00+02:00 http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Une-autre-facon-de-voir-les-choses Une autre façon de voir les choses Changement de lieu de vie. Je ne voulais pas vivre avec des colocataires, à la base, mais niveau financier, je n'ai pas eu tellement le choix. Ce n'est pas que je ne suis pas sociable ; je préfère simplement qu'il n'y ait personne dans les parages lorsque je délire. Je n'ai pas envie qu'on me pose des questions auxquelles je ne sais pas quoi répondre ou auxquelles je n'ai juste pas envie de répondre. Je me disais qu'au pire, je pourrais toujours revenir à la bonne vieille méthode du mensonge. Sauf que j'ai trouvé mieux. Le charme. C'est ce qui est au-dessus du mensonge, c'est encore Changement de lieu de vie. Je ne voulais pas vivre avec des colocataires, à la base, mais niveau financier, je n’ai pas eu tellement le choix. Ce n’est pas que je ne suis pas sociable ; je préfère simplement qu’il n’y ait personne dans les parages lorsque je délire. Je n’ai pas envie qu’on me pose des questions auxquelles je ne sais pas quoi répondre ou auxquelles je n’ai juste pas envie de répondre. Je me disais qu’au pire, je pourrais toujours revenir à la bonne vieille méthode du mensonge. Sauf que j’ai trouvé mieux. Le charme. C’est ce qui est au-dessus du mensonge, c’est encore plus piège, milles fois plus dur à appliquer et surtout milles fois plus dur à démasquer… Je vais tous les endormir, les charmer, faire en sorte qu’ils me laissent tranquille, qu’ils agissent d’une certaine façon tout en étant persuadés que cela vient d’eux. Je me suis rendue compte que - ça pourrait être une sorte de don, de pouvoir caché - j’arrive à influencer les gens. Pour de petites choses, ce n’est pas franchement super, mais ça a un côté… pratique, je dirais.
Voir les choses autrement… voir les choses à l’envers. Exemple : ce n’est pas moi qui vais m’intégrer à un lieu de vie mais les lieux qui vont se retrouver intégrés en moi, enchaînés à ma personnalité, parcourus par mes sombres pensées. Je ne vais pas disparaître ; je vais changer de plan, passer des grandes lignes aux petites lignes. Me glisser là où il n’y a personne mais d’où je peux voir tout le monde.

Bien sûr que j’ai encore peur. L’angoisse est toujours là, assoupie pour le moment. C’est plutôt la colère qui prend le dessus, à l’heure actuelle. Et cette envie de bouleverser l’ordre des choses, d’agir avec l’idée de blesser et de me blesser, puisque quand j’agis dans l’idée de guérir les autres et de me guérir moi aussi, cela ne fonctionne pas.

Je veux vivre mais je ne peux pas. Je veux mourir mais je ne peux pas. Je suis coincée avec moi-même.

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2018-10-17T22:21:00+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Violence Violence Une crise. C'est parti de rien et c'est devenu l'enfer en moi en seulement quelques secondes. Des larmes, des coups dans le vide, des tremblements, et l'envie d'envoyer promener n'importe quelle personne croisant mon chemin. Hier soir, j'ai pensé à une théorie sur la violence. Sur ma violence et celle des autres. Puisque tout est exagéré dans les histoires, cela vaut autant pour le bonheur que pour la souffrance, non ? Donc, si je donne des coups ou que j'en prends, ça fera toujours moins mal que ce qui est raconté, que je lis, et que je m'imagine avec tant de facilité. Paraît que Une crise. C’est parti de rien et c’est devenu l’enfer en moi en seulement quelques secondes. Des larmes, des coups dans le vide, des tremblements, et l’envie d’envoyer promener n’importe quelle personne croisant mon chemin. Hier soir, j’ai pensé à une théorie sur la violence. Sur ma violence et celle des autres. Puisque tout est exagéré dans les histoires, cela vaut autant pour le bonheur que pour la souffrance, non ? Donc, si je donne des coups ou que j’en prends, ça fera toujours moins mal que ce qui est raconté, que je lis, et que je m’imagine avec tant de facilité. Paraît que c’est aussi une réaction de dépressif, de chercher la douleur physique. Quelque chose comme provoquer la violence extérieure afin de minimiser l’impact de celle qui me ronge à l’intérieur.

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2018-10-16T12:21:25+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Un-homme-qui-dort Un homme qui dort Et une femme qui boit ! Non, je déconne. En fait, "Un homme qui dort" est le titre du livre que je lis et relis en ce moment. Même dans celui-ci, se glisse milles mensonges et exagérations ; je trouve juste que dans ce livre, ils sont plus facilement oubliables, ils se font plus discrets. C'est sans doute pour ça que c'est le seul livre que je lis actuellement, parce c'est le seul dont la lecture ne finit pas par me mettre complètement en rogne. Je viens de manger un bout de brioche périmée. Je me suis rendue compte du problème qu'après avoir tout avalé. Yes, encore un truc qui va Et une femme qui boit ! Non, je déconne. En fait, "Un homme qui dort" est le titre du livre que je lis et relis en ce moment. Même dans celui-ci, se glisse milles mensonges et exagérations ; je trouve juste que dans ce livre, ils sont plus facilement oubliables, ils se font plus discrets. C’est sans doute pour ça que c’est le seul livre que je lis actuellement, parce c’est le seul dont la lecture ne finit pas par me mettre complètement en rogne.

Je viens de manger un bout de brioche périmée. Je me suis rendue compte du problème qu’après avoir tout avalé. Yes, encore un truc qui va me rendre malade… je l’étais déjà un peu, mais après tout, pourquoi ne pas en rajouter ? Je sais pas où se situe le début du désespoir et je sais encore moins où se situe la fin, enfin si il existe un début et une fin, ce que j’ignore également. Alors sur l’échelle des problèmes, où est-ce que moi, je me situe ? Quelque part entre "un psy ? nan mais je suis trop loin, le psy il pourra jamais me rattraper !" et "lalalala… c’est bientôt la dépression… gardons l’ironie à défaut de la raison...".

Je ne suis pas une jeune femme qui passe son temps à picoler et à sortir. Je passe mon temps à penser qu’il faudrait que j’arrête de penser, à boire pour oublier que j’ai décidé de me faire une soirée alors que je n’ai vraiment pas la tête à m’amuser, à écouter du Marilyn Manson et du Alice Cooper en jetant milles objets traînant dans ma chambre à la poubelle du quartier - des morceaux entiers de ma vie balancés là où on ne les cherchera pas -, à relire le même bouquin jusqu’à en connaître des extraits par cœur, à faire n’importe quoi et à répondre à ceux qui me demandent ce que je fais que je le fais parce justement je ne sais pas pourquoi j’ai envie de le faire. On est loin du personnage de "Un homme qui dort". Tant pis. On dirait que même les personnages les plus étranges ne me ressemblent pas. Paria parmi les parias.

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2018-10-12T18:55:26+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Le-meilleur-de-tous-les-pieges Le meilleur de tous les pièges Pourquoi ce besoin incessant de faire semblant, de cacher les choses, de masquer certains détails, d'enjoliver ou de magnifier un souvenir ? Ce n'est que de la foutaise, des mensonges... toujours des mensonges et encore des mensonges ! On écrit des histoires aux scénarios brûlants de passion, tout ce travail, ce talent d'écriture déployé et à quelle fin ? Simplement pour se voiler la face, pour tenter d'ignorer le terrible poids qui nous ronge. Il n'y aura personne pour te sauver si tu as réellement décider d'en finir. Tu n'as pas toujours des amis prêts à mettre au point des Pourquoi ce besoin incessant de faire semblant, de cacher les choses, de masquer certains détails, d’enjoliver ou de magnifier un souvenir ? Ce n’est que de la foutaise, des mensonges… toujours des mensonges et encore des mensonges ! On écrit des histoires aux scénarios brûlants de passion, tout ce travail, ce talent d’écriture déployé et à quelle fin ? Simplement pour se voiler la face, pour tenter d’ignorer le terrible poids qui nous ronge.
Il n’y aura personne pour te sauver si tu as réellement décider d’en finir. Tu n’as pas toujours des amis prêts à mettre au point des plans de dingue dans le seul but de te faire sourire. Quand tu es au fond du gouffre tu ne vas pas soudain rencontrer un inconnu avec qui tu pourras parler comme si de rien n’était et oublier tes soucis. Nous sommes des lâches. Nous sommes de pauvres lapins terrorisés à l’idée de devoir vivre des bouleversements d’une puissance et d’une beauté incroyable. Nous sommes seuls et nous le restons, bien que nous nous efforcions de ne plus l’être. Voilà, le piège. Le pire de tous les pièges parce qu’il nous est terriblement nécessaire : nous mentons.
Ce que c’est exaltant de visionner un film et de songer soudain : "mais… cette histoire ressemble tant à la mienne ! Et si la mienne pouvait se finir aussi bien ?" Alors on y croit, on espère et on rêve. Ensuite, on sombre dans l’envie et l’amertume parce que la réalité n’est pas un film conçu par je ne sais quel réalisateur, la réalité est là pour nous rappeler le vide, la peur, la terreur de se dire que cela finira un jour et que même cet ennui insupportable est finalement mieux que l’inconnu de la mort… Parfois cependant, certains choisissent la mort.
Le piège est affreux, ignoble, si entraînant qu’on oublie que c’en est un. Parce que c’est pourtant de cela qu’il s’agit, d’un piège. On se ment à soi, on ment aux autres, on ment au monde et le monde nous ment, et on finit par se sentir protégé de l’envie de mourir. Quand on est triste et déçu, on regarde un nouveau film. Ou on lit une nouvelle histoire. Parfois, on en écrit une. On ment, on le sait, on l’oublie, et on recommence. C’est si… tordu. Ouais, je pense que "tordu" est le bon mot. Le mot idéal pour décrire l’espèce humaine.
J’en peux plus de tout ça… Je finis par détester tout et par me détester moi aussi… Partout il y a des gens qui font exactement ce que je fais : ils disent certaines choses à certaines personnes, mais jamais ils ne confient tout à une seule personne. Ils contrôlent l’information, ils font au mieux pour ne pas risquer de blesser les autres ou de se blesser en même temps, parfois ils lâchent une ou deux phrases de trop mais le carcan demeure et reprend ses droits. On ne se libère pas aussi aisément. Et c’est tellement mieux de s’imaginer une vie meilleure, de croire qu’on a la force de changer telle ou telle chose, de se dire que ce n’est pas parce qu’on a pas encore rencontré de personne qui ne mente pas qu’il n’en existe pas quelque part… C’est tellement mieux de s’enfermer dans une cellule, de se dire que c’est quelqu’un d’autre qui nous y a enfermé, puis de ne même plus savoir qui est cette personne, de ne même plus avoir envie de savoir qui c’est, d’oublier qu’on est enfermé, de ne plus savoir ce que veut dire le mot "enfermé", et puis de ne plus savoir ce que veut dire le mot "libre". J’en ai assez, j’en ai assez… je pleurs et je hurle de rage, putain ! Un piège si horrible et si beau en même temps… moi-même je lis tant d’histoires, je regarde tant de films, je raconte tant de choses, et je ne peux pas renoncer à faire cela alors que pourtant je me hais de le faire ! J’aurais presque envie de crever.

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2018-10-08T03:12:00+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Aveugle Aveugle Non, ne regarde pas. Ne regarde pas putain... et merde, t'as regardé. C'est ce qui se répète dans ma tête en ce moment. Je sais que je ne devrais pas regarder en arrière, ressasser les choses. Et j'essaye de m'en empêcher. Et j'échoue. Je suis incapable de m'empêcher de regarder en arrière tout comme je suis incapable de m'empêcher de tenter de regarder au-delà de ce qui se trouve sous mes yeux à l'instant présent. Je voudrais être aveugle. Ce serait la seule solution pour plus ressentir tout ça. A quel point cela fait-il mal de se confier, d'ouvrir son cœur, de raconter Non, ne regarde pas. Ne regarde pas putain… et merde, t’as regardé. C’est ce qui se répète dans ma tête en ce moment. Je sais que je ne devrais pas regarder en arrière, ressasser les choses. Et j’essaye de m’en empêcher. Et j’échoue. Je suis incapable de m’empêcher de regarder en arrière tout comme je suis incapable de m’empêcher de tenter de regarder au-delà de ce qui se trouve sous mes yeux à l’instant présent. Je voudrais être aveugle. Ce serait la seule solution pour plus ressentir tout ça.

A quel point cela fait-il mal de se confier, d’ouvrir son cœur, de raconter avec la plus parfaite exactitude que l’on puisse créer lorsque l’on tente de décrire avec de simples mots la tornade, l’ouragan, le typhon, le tsunami, de tous ces sentiments et de toutes ces émotions qui sont en nous, d’exprimer tout cela face à une personne qui reste de marbre ? Combien de fois ai-je baissé ma garde pour finalement me prendre des coups, une pluie de coups, les uns après les autres, chacun me faisant un peu plus chanceler jusqu’à ce que je finisse à terre ? Qu’est-ce que l’on est sensé ressentir quand on a un père impassible, qui paraît ennuyé et même légèrement agacé alors que l’on vient de lui avouer l’un de nos plus précieux secrets, l’une de nos douleurs les plus vives et les plus anciennes ? Oui, j’aimerais être aveugle ; je voudrais ne pas avoir vu ce visage, cette expression, ces yeux noirs qui me jugent avant de détourner le regard comme si je n’étais pas digne d’être regardée. Parce qu’après avoir vu ça, je dois maintenant vivre avec cette espèce de confirmation que je ne suis pas quelqu’un que l’on regarde. Que je suis quelqu’un qu’on ne regardera pas, qu’on ne voit pas, que l’on ne doit pas voir, qui devrait être invisible. Simplement parce que pour cet homme, mon père, je suis ainsi. Et je le lui ai dit. Je lui ai dit qu’à cause de lui, de ce regard qu’il a porté sur moi, je suis fragilisée et que c’est dur de m’en remettre. Et que pourtant, je me sentais parfois prête à lui pardonner, à comprendre que s’il a agit comme ça c’était peut-être qu’il ne pouvait pas faire mieux… J’ai parlé longuement. Et tout ce que j’ai dit et fait n’a rien changé.

J’aimerais être aveugle. Je suis déjà myope, mais j’espère que lorsque je serai vieille - si j’ai la chance de vivre jusqu’à un âge vénérable -, je deviendrai aveugle pour de bon.

Des coups dans l’eau, c’est tout ce que je suis capable de faire. Donner des coups contre quelque chose qui les absorbe sans en être affecté. Plus encore que d’être aveugle, j’aimerais être comme l’eau. J’aimerais être une rivière. Mouvement paisible, lent, calme, infini.

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2018-10-05T22:40:00+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Elle-voudrait-que-les-murs-lui-parlent "Elle voudrait que les murs lui parlent." Nouvelle tentative d'écriture. La même musique en boucle dans mes oreilles, l'ordinateur sur les genoux, l'esprit concentré sur un seul mot, et le moins de mouvement possible. Je crois que c'est de cette façon que je pourrais écrire... eh bien, ce qu'il me faudra écrire. J'aime l'idée que des objets aient le pouvoir de parler. Certains disent que les objets ont une âme. Je préférerais qu'ils n'en aient pas. Je ne veux pas de cette âme que l'on vante partout. En fait, il y a des jours où je me dis que je voudrais pouvoir ne rien vouloir du tout. "Le plus grand pouvoir est de ne Nouvelle tentative d’écriture. La même musique en boucle dans mes oreilles, l’ordinateur sur les genoux, l’esprit concentré sur un seul mot, et le moins de mouvement possible. Je crois que c’est de cette façon que je pourrais écrire… eh bien, ce qu’il me faudra écrire.
J’aime l’idée que des objets aient le pouvoir de parler. Certains disent que les objets ont une âme. Je préférerais qu’ils n’en aient pas. Je ne veux pas de cette âme que l’on vante partout. En fait, il y a des jours où je me dis que je voudrais pouvoir ne rien vouloir du tout. "Le plus grand pouvoir est de ne rien désirer". Une phrase d’une de mes lectures, bien sûr. J’en ai des tas, des phrases comme ça. Je les appelle "mes illusions". Parce que ces phrases peuvent aider, elles peuvent faire rêver, elles ont une force incroyable… mais elles ont surtout le don de nous faire oublier que ce ne sont, justement, que des phrases. C’est ce talent-là que je tente d’utiliser dans les histoires que j’écris. Celui de l’illusion. J’aimerais que, lorsque quelqu’un lira ma petite histoire, cette personne arrive à avoir un doute, à presque croire qu’effectivement, les murs parlent.

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2018-10-03T23:05:50+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/13-reasons-why 13 reasons why 13 raisons - non, pas de vouloir mourir - de péter un câble. n°1 : le souvenir de la discussion avec mon paternel. Et les larmes et la rage qui sont arrivés après. n°2 : Mev, D et toutes ces personnes que j'ai rencontrées ces derniers temps et que je ne veux pas revoir. n°3 : cette journée atrocement longue et fatigante. n°4 : l'angoisse, l'angoisse, l'angoisse. n°5 : mon frère qui ne me supporte plus et que je ne supporte plus non plus. n°6 : le rangement qui se fait à cause des futurs déménagements. Voir mes affaires disparaître dans des cartons ou bien disparaître 13 raisons - non, pas de vouloir mourir - de péter un câble.

n°1 : le souvenir de la discussion avec mon paternel. Et les larmes et la rage qui sont arrivés après.

n°2 : Mev, D et toutes ces personnes que j’ai rencontrées ces derniers temps et que je ne veux pas revoir.

n°3 : cette journée atrocement longue et fatigante.

n°4 : l’angoisse, l’angoisse, l’angoisse.

n°5 : mon frère qui ne me supporte plus et que je ne supporte plus non plus.

n°6 : le rangement qui se fait à cause des futurs déménagements. Voir mes affaires disparaître dans des cartons ou bien disparaître tout court, ça me donne l’impression que c’est moi qu’on cherche à effacer.

n°7 : le mode de "sur-activité", c’est-à-dire, le mode de fonctionnement que j’ai lorsque je me fais des nuits de maximum 5 heures de sommeil.

n°8 : les mauvaises idées de ma mère. Et le fait qu’elle ne m’en parle qu’après les avoir balancées aux quatre vents donc une fois que je ne peux plus rien faire pour arranger le désastre.

n°9 : je vais déménager. Je ne verrai plus mon chat. Merde… il va me manquer autant que s’il était mort, c’est sûr.

n°10 : le fait de n’avoir aucun moyen de me distraire.

n°11 : relire les mêmes livres, regarder à nouveau les mêmes films… au bout de cent fois, vous pensez que je gagne un aller simple pour le monde de Narnia ?

n°12 : le fait de n’avoir toujours pas réussi à faire mon œuf au plat parfait comme je le faisais il y a cinq ans.

n°13 : mes paradoxes, mes contradictions, mes doubles facettes… tout ce qui fait que je ne suis jamais sûr de quelque chose.

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2018-10-02T23:14:33+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Le-regard Le regard Observer le ciel, les nuages et les oiseaux qui passent. Tête penchée légèrement en arrière, appuyée contre la rambarde derrière moi, je regardais les choses. Aucun mouvement ; seuls mes yeux avaient le droit de bouger. J'ai cru pendant un court instant voir des sortes de flammes noires sur le mur d'en face. J'ai cligné des yeux, et plus de flammes. Et cet arbre, était-il vraiment là ? Est-ce que j'ai réellement vu cet arbre décoré de livres suspendus à ses branches ? Ai-je rêvé ou bien ai-je vraiment passer mon temps à lire ces livres un par un ? Je crois me souvenir que Observer le ciel, les nuages et les oiseaux qui passent. Tête penchée légèrement en arrière, appuyée contre la rambarde derrière moi, je regardais les choses. Aucun mouvement ; seuls mes yeux avaient le droit de bouger. J’ai cru pendant un court instant voir des sortes de flammes noires sur le mur d’en face. J’ai cligné des yeux, et plus de flammes. Et cet arbre, était-il vraiment là ? Est-ce que j’ai réellement vu cet arbre décoré de livres suspendus à ses branches ? Ai-je rêvé ou bien ai-je vraiment passer mon temps à lire ces livres un par un ? Je crois me souvenir que j’ai pleuré. Plus je lisais, et plus je me disais "mais pourquoi ? Pourquoi toutes ces horreurs et toutes ces souffrances existent-elles ?"

Je vois la brume, ce vide terne qui se dissimule dans tout. Parfois c’est si bien caché qu’on pense que ce n’est pas là, qu’en telle personne il n’y a pas de vide. J’ai vu le vide et son reflet. Je le vois et il n’arrive plus à se dissimuler à mon regard, maintenant.

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2018-10-01T22:49:01+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Isolement Isolement "Ce qu'on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir." Petite citation glanée dans mes lectures. Je trouve cela très intéressant ; je veux dire, puisque je n'ai aucune vraie raison de vivre alors il est logique que je n'ai pas non plus de raison me poussant à vouloir mourir. C'est tout moi ça, le manque d'intérêt. Pas envie de vivre, pas envie de mourir. Mes seules envies sont du domaine de la survie. Le strict minimum, manger, boire, dormir, et voilà. Y a le désir en plus, mais sinon rien d'autre. Je le sens. Je le sens à nouveau, cet isolement. "Ce qu’on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir." Petite citation glanée dans mes lectures. Je trouve cela très intéressant ; je veux dire, puisque je n’ai aucune vraie raison de vivre alors il est logique que je n’ai pas non plus de raison me poussant à vouloir mourir. C’est tout moi ça, le manque d’intérêt. Pas envie de vivre, pas envie de mourir. Mes seules envies sont du domaine de la survie. Le strict minimum, manger, boire, dormir, et voilà. Y a le désir en plus, mais sinon rien d’autre.
Je le sens. Je le sens à nouveau, cet isolement. Plus d’amis, plus de personne avec qui écrire des textos hilarants, plus de personne me demandant comment je vais quand je rentre chez moi, plus aucun contact hormis les échanges de politesse. J’en viens à prier que naisse un double de moi, un clone, qui puisse me prendre dans ses bras. C’est à cause de la solitude que je finis par passer trop de temps à me... disséquer moi-même. Mais cet isolement, je n’y peux rien… c’est impossible pour moi d’en sortir, de retrouver le contact avec les autres. J’ai beau essayer, le décalage demeure. Je suis coupée des autres et je ne sais même pas comment cela a bien pu arriver…

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2018-09-30T22:55:14+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Ce-que-personne-ne-sait Ce que personne ne sait Quand je suis revenue avec mon dernier tatouage, on m'a bien évidemment demandé quelle en est la signification. Peu importe la personne qui me le demande, la réponse est identique. C'est un de mes secrets. Ce tatouage a une foule de significations et en même temps il peut n'avoir aucun sens. Un tatouage parfait pour moi, n'est-ce pas ? Personne ne sait que cela symbolise ma fascination pour l'étrange, ma rébellion contre la vague de "normalité" qui me menace nuit et jour, ma blessure aux allures d'éternité, le rêve que j'ai fait une fois, celui dans lequel je me laissais mourir au Quand je suis revenue avec mon dernier tatouage, on m’a bien évidemment demandé quelle en est la signification. Peu importe la personne qui me le demande, la réponse est identique. C’est un de mes secrets. Ce tatouage a une foule de significations et en même temps il peut n’avoir aucun sens. Un tatouage parfait pour moi, n’est-ce pas ? Personne ne sait que cela symbolise ma fascination pour l’étrange, ma rébellion contre la vague de "normalité" qui me menace nuit et jour, ma blessure aux allures d’éternité, le rêve que j’ai fait une fois, celui dans lequel je me laissais mourir au milieu de l’océan, mon corps sombrant lentement dans l’eau.
Personne ne sait combien la vision de toutes ces personnes dansant la salsa avec fluidité et sensualité m’a excitée. J’aurais tout aussi bien pu ne pas être là ; peut-être bien que c’était le cas. Je voyais les choses… sauf qu’il y avait comme une sorte de filtre. Un filtre qui enlève la gêne pendant quelques instants magiques, et qui ajoute des détails fascinants tels les reflets brillants dans les yeux de ce couple qui dansait juste devant moi. Personne ne m’a remarqué, j’ai pu les observer autant que je le voulais, je les dévorais des yeux.
Quand je câline mon chat ou bien le chat de ma mère, j’ai cette tendresse énorme qui semble se déverser par mes caresses et que seul le chat peut ressentir et comprendre. Je pense que si l’on me mettait un miroir devant mon visage dans ces moments-là, j’y verrai une expression à mi-chemin entre la tristesse et l’amour. Exactement à mi-chemin des deux, pas tirant plus vers l’un que vers l’autre. Cette expression, personne ne l’a remarquée, personne ne la connaît, personne ne comprend ce qu’elle veut dire.

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2018-09-30T05:31:28+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/I-shouldn-t-do-it-shouldn-t-do-it "I shouldn't do it, shouldn't do it..." Le même schéma. Again and again. Une idée surgit, elle paraît magnifique et elle me possède. J'organise mon coup, je réfléchis à comment mettre en place les choses, à mes capacités, à ce que je peux améliorer. Et ensuite, je me lance. Bam, confrontation avec la réalité. Oh, moi, bien sûr que je vis quelque chose d'important. J'ai mon moment, je sens l'effleurement de la légèreté, de l'amusement. Mais... il n'y a aucun écho. C'est comme si je lançais une pierre dans l'eau mais qu'elle ne faisait aucune vague, qu'elle coulait au fond sans faire bouger quoi que ce soit. Le Le même schéma. Again and again. Une idée surgit, elle paraît magnifique et elle me possède. J’organise mon coup, je réfléchis à comment mettre en place les choses, à mes capacités, à ce que je peux améliorer. Et ensuite, je me lance. Bam, confrontation avec la réalité. Oh, moi, bien sûr que je vis quelque chose d’important. J’ai mon moment, je sens l’effleurement de la légèreté, de l’amusement. Mais… il n’y a aucun écho. C’est comme si je lançais une pierre dans l’eau mais qu’elle ne faisait aucune vague, qu’elle coulait au fond sans faire bouger quoi que ce soit.

Le destin a un sacré sens de l’humour. Ce soir, j’ai pété mon téléphone. Au moins comme ça si mon père me harcèle de messages, je ne verrai pas ça. En fait, je réalise que mon téléphone ne me sert qu’à écouter de la musique.

Je ne devrais pas avoir de mains. A quoi servent des mains qui ne touchent rien ? Ah, si, je sais : à prendre un verre, le descendre, le payer, et à prendre le suivant. Je ne devrais pas penser ça. Je ne suis pas une alcoolique. Et je n’ai pas vraiment envie de songer à ce à quoi doit ressembler au quotidien la vie d’une personne qui n’a plus de mains.

Observation du monde. Fascinant et décevant à la fois. J’aurais pas dû sortir. La preuve : je suis déjà rentrée chez moi. C’est tellement… raisonnable, ça ne me ressemble pas. Encore quelque chose qui me perturbe, qui me fait penser à nouveau qu’il faudrait peut-être que je vois un psy. "Ah ouais ? On a pas besoin d’un psy, Rey. On a besoin de personne. On a nous et le reste on s’en fout. - Je sais pas… Je continue de croire qu’au mieux le psy peut nous aider et qu’au pire il pourra pas nous faire plus de mal. - Mouais… la dernière fois, on est ressortie en pleurs et on en a pris plein la gueule. Tu veux vraiment entendre quelqu’un nous dire qu’on est complètement paumé et qu’on ne vaut rien sans nos parents ?"

Non, je ne devrais pas penser à un psy. Il y a déjà assez de mots qui tournent dans ma tête sans que quelqu’un d’extérieur vienne en rajouter.

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2018-09-30T02:24:41+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Don-t-say-anything-don-t-feel-anything "Don't say anything, don't feel anything." Fatigue extrême. J'ai plein de trucs à ranger mais je ne fais rien. Quoi je dois vraiment ranger tout ça, vous êtes sûr ? Bon, si vous le dites... je le ferai demain alors. Ou après-demain. Ou plutôt dans une semaine parce que cette semaine-là m'a épuisée. Si je pense comme ça, je ferai jamais les choses ? N'importe quoi. Et puis, au pire, si c'est vrai, c'est pas si grave, hein ? C'est pas comme si j'en avais quelque chose à faire de tous ces objets. Le chat en bois sur mon bureau, par exemple, je le poserai sur le bord d'une fenêtre d'un immeuble quelque part, dans une rue Fatigue extrême. J’ai plein de trucs à ranger mais je ne fais rien. Quoi je dois vraiment ranger tout ça, vous êtes sûr ? Bon, si vous le dites… je le ferai demain alors. Ou après-demain. Ou plutôt dans une semaine parce que cette semaine-là m’a épuisée. Si je pense comme ça, je ferai jamais les choses ? N’importe quoi. Et puis, au pire, si c’est vrai, c’est pas si grave, hein ? C’est pas comme si j’en avais quelque chose à faire de tous ces objets. Le chat en bois sur mon bureau, par exemple, je le poserai sur le bord d’une fenêtre d’un immeuble quelque part, dans une rue quelconque, et celui ou celle qui le trouvera l’emportera où il ou elle voudra.

La dernière fois que j’ai bu un coup de trop, je me suis souvenue de cette phrase. "Don’t say anything, don’t feel anything." Je l’ai entendue dans un film ou une série, je sais plus. C’est marrant de constater que c’est souvent quand je bois que je me rappelle des choses. En général, plus on picole et moins on a de mémoire, non ? Moi je sais pas trop ; entre les petits jeux de mémorisation auxquels je joue lorsque je m’ennuie et les soirées où je bois sans compter les verres, c’est un combat entre le souvenir et l’oubli.
Parfois j’ai l’impression d’y arriver. D’avoir réussi à ne plus rien ressentir. Et puis vient la douleur. Cette pression qui surgit dans ma poitrine et qui me donne presque la nausée, qui me donne envie de pleurer et de hurler. Des phrases comme "Mais pourquoi t’as fait ça ? C’était idiot et toi, tu l’as fait quand même", "Tu sais ce qu’ils voient quand ils te regardent ? Une nana paumée. Tu te traîne avec des cernes et des yeux vides qui leurs font peur… que veux-tu qu’ils pensent d’autre ?" me viennent en tête et la torture commence. Ensuite, vient la colère. Le fameux "je me fiche de ce qu’ils pensent de moi, et je m’en fiche de faire des trucs stupides ou non. Allez voir chez le diable si j’y suis, putain." Et après vient l’amertume. Le sourire sinistre et le regard sombre. Et enfin revient l’indifférence. Ce que je considère comme mes instants de paix. Ces instants durant lesquels tout glisse sur moi sans que cela ne m’atteigne vraiment. Je flotte loin de tout ça, j’entends sans entendre, je vois sans voir, je parle sans parler, je pense sans penser.

Faut que je le fasse, ce rangement. Mécaniquement, vite fait, sans rien analyser. Un objet qui ne sert à rien, je jette. Un objet qui a un lien avec un souvenir de mon passé douloureux, je jette. Un objet que je ne veux plus mais qui peut encore servir à quelqu’un, je le donne. Voilà, je dois faire ça. Pas d’analyse, de mots, de sentimentalisme. Je ne veux plus parler pour dire des banalités, je ne voudrais même plus parler du tout. Plus de paroles, plus d’émotions ni de sentiments. Je voudrais qu’on en soit déjà à fusionner les humains et les ordinateurs ; je pourrais me mettre en veille pour un temps indéfini, ne plus rien vivre de futile, juste dormir en paix, et attendre le jour où on aura besoin de moi et qu’on me réveillera.

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2018-09-28T01:17:36+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Day-after-day Day after day Day... after day... I will walk and I will play... Dans mes moments d'ennui, j'ai des idées. Beaucoup d'idées. J'écris des choses. Je dessine. Je prévois mes futurs promenades solitaires, celles de jour et celles de nuit. Je rêve. Je dors sans rêver. Je me masse la nuque - une ancienne habitude qui refuse de partir. Hier, j'ai écrit ça : "Les gouttes tombent une à une / Pensées abruties, folie, hérésie, / Prénoms de la déconnexion / Qui connectent les fourmis / Quand le nucléaire remplace l'air. / Gouttes de vie, temps cerf-volant, / Perte du goût de l'instant, / Creuse, Day… after day… I will walk and I will play...

Dans mes moments d’ennui, j’ai des idées. Beaucoup d’idées. J’écris des choses. Je dessine. Je prévois mes futurs promenades solitaires, celles de jour et celles de nuit. Je rêve. Je dors sans rêver. Je me masse la nuque - une ancienne habitude qui refuse de partir. Hier, j’ai écrit ça : "Les gouttes tombent une à une / Pensées abruties, folie, hérésie, / Prénoms de la déconnexion / Qui connectent les fourmis / Quand le nucléaire remplace l’air. / Gouttes de vie, temps cerf-volant, / Perte du goût de l’instant, / Creuse, creuse les heures, / Et disparaît la pensée et même la peur." Je laisse venir les mots ; ils ne veulent pas dire grand-chose, de toute façon. Comme je l’ai lu il y a quelques heures "Les liens entre la chair et les mots n’appartiennent à personne." phrase de Daniel Sibony. J’aime cette phrase.

J’ai l’impression d’être angoissée à l’extrême et en même temps d’ignorer complètement ce qu’est l’angoisse. Parfois, je crois voir les gens vivre en accéléré. Et moi à côté, je bouge et pense si lentement… que finalement, ils font plus de choses que moi. Pire encore : ils font les choses à ma place. Un exemple ? Très bien. J’ai dû chercher du travail plus d’une fois et bien j’ai fini par en trouver mais cela n’a jamais été grâce à mes recherches. C’était un contact d’autrefois ou alors un ami qui me croise quelque part, mais du coup c’était comme si on me filait un job sans que j’ai besoin de faire quoi que ce soit. A l’inverse, il m’arrive de voir le monde comme en état de léthargie. Et cette fois, c’est moi qui bouge à une vitesse impossible. C’est dans ces moments-là que je sens l’ennui venir. J’ai comme un trop plein d’énergie et aucun moyen de le dépenser en faisant quelque chose de constructif. Décalage constant. La malédiction de ma vie, en somme.
Jour après jour… je me sens partir. Je ne sais pas trop vers où. Juste… la sensation d’être là et pas là.

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2018-09-26T23:07:20+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Fenetres Fenêtres Pendant un moment, je me suis demandée si je n'allais pas changer le titre de mon journal. Remplacer les "portes" par des "fenêtres". Mais finalement, les portes, ça me correspond plus. Il y a tout un univers, avec les fenêtres. Il y a celles qui sont ouvertes, celles qui sont fermés, mais aussi celles qui ont des vitres en carreaux, celles qui ont des volets en bois, celles qui sont juste entourées d'un cadre blanc, celles qui ont des rideaux. Et on s'y retrouve souvent, à être comme fasciné par ces fenêtres. A regarder au travers de la vitre ce qui se passe dans la rue ou à Pendant un moment, je me suis demandée si je n’allais pas changer le titre de mon journal. Remplacer les "portes" par des "fenêtres". Mais finalement, les portes, ça me correspond plus. Il y a tout un univers, avec les fenêtres. Il y a celles qui sont ouvertes, celles qui sont fermés, mais aussi celles qui ont des vitres en carreaux, celles qui ont des volets en bois, celles qui sont juste entourées d’un cadre blanc, celles qui ont des rideaux. Et on s’y retrouve souvent, à être comme fasciné par ces fenêtres. A regarder au travers de la vitre ce qui se passe dans la rue ou à marcher dans une rue, s’arrêter, et regarder par une fenêtre pour voir ce qui se passe derrière, ce qu’elle laisse entrevoir. Il y a une subtilité que possède la fenêtre et que n’a pas la porte.

J’ai un rapport particulier avec le feu. La lueur d’une bougie, les crépitements des flammes d’un feu de camp, les traits flous aux formes sans cesse en mouvement que l’on peut distinguer dans les couleurs chaudes d’un feu de cheminée lors d’une soirée d’hiver… J’ai toujours adoré le feu. J’ai appris à en faire avec tout et n’importe quoi. J’aime l’idée de maîtriser les choses tout en ne les maîtrisant pas. D’où la pensée à propos des fenêtres. On peut imaginer beaucoup de scènes grâce aux fenêtres, cependant, il y a une fenêtre que l’on ne connaîtra certainement jamais et c’est celle qui s’ouvre sur notre âme. La première fois que j’ai réussi à faire un feu toute seule était un moment spécial, un changement s’est produit en moi. On pourrait dire que ce feu m’a fait naître à nouveau. Je vais essayer de garder cette belle image en moi, cette nuit, histoire d’oublier plus facilement ce qui m’a blessé aujourd’hui.
J’ai revu mon père.
Il n’a pas changé.
J’ai fait ce que je m’étais promis, j’ai dit ce que j’avais à dire.
"On a quand même terminé en larmes, Tak. Il ne fallait pas ; cet homme ne mérite pas de nous voir pleurer à cause de lui. - Nous avons fait ce qu’il fallait. Tant pis pour les larmes. - Maintenant, il nous faut guérir."
Je n’ai plus rien à attendre de cet homme que je n’appellerai plus "père", désormais. Il est mon géniteur ; la place de père, il ne l’a plus et il ne la retrouvera jamais dans mon cœur. Peut-être fera-t-il mieux les choses avec L. Je l’espère. Qu’une de nous deux au moins soit épargnée. Mais pour moi, c’est fini ; je n’ai plus envie de croire en cette figure paternelle dont j’aurais tant eu besoin ces dernières années. Je ferai sans. J’ouvrirai une nouvelle fenêtre et je chercherai une autre façon de voir le monde. Je referai un feu, un feu qui ramènera peut-être un peu de vie en moi.

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2018-09-25T01:01:41+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Happy-birthday Happy birthday... On a fait la fête. Pendant longtemps, j'ai eu l'impression de me sentir bien, heureuse. La faute à l'alcool, sans doute. "On a réussi à rentrer en un seul morceau, c'est plutôt cool, non ? - Ouais. Mais tu sais, Rey, j'aurais préféré qu'on ne rentre pas chez nous. Qu'on passe la nuit chez quelqu'un. - Qu'on passe la nuit chez une nana, tu veux dire ? C'est vrai que comme ça, notre anniversaire aurait eu plus de gueule. Mais on a pas tout ce qu'on veut, dans la vie..." Et ouais, on a pas tout ce qu'on veut. Ça me tue de l'admettre mais... j'ai vraiment pas passé un anniversaire On a fait la fête. Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de me sentir bien, heureuse. La faute à l’alcool, sans doute. "On a réussi à rentrer en un seul morceau, c’est plutôt cool, non ? - Ouais. Mais tu sais, Rey, j’aurais préféré qu’on ne rentre pas chez nous. Qu’on passe la nuit chez quelqu’un. - Qu’on passe la nuit chez une nana, tu veux dire ? C’est vrai que comme ça, notre anniversaire aurait eu plus de gueule. Mais on a pas tout ce qu’on veut, dans la vie..." Et ouais, on a pas tout ce qu’on veut. Ça me tue de l’admettre mais… j’ai vraiment pas passé un anniversaire sympa. C’était bâclé, c’était brouillon, c’était fade, et surtout, c’était décevant. En fait, ça ressemblait à toutes ces fois où mon père m’a promis qu’il serait toujours là pour moi alors qu’il a lâché prise à la moindre difficulté. La difficulté ? Ma perte de repères. Et il n’était pas là pour me dire que le choix m’appartenait, que je pouvais aller là où je voulais, qu’il me suffisait d’avoir confiance en moi. Alors j’ai erré. Longtemps. Je crois même que j’erre encore.

J’ai cette chanson dans la tête, "A horse with no name". Mais putain, qu’est-ce que j’ai encore fait ? J’ai passé le temps à dire des conneries, à mentir, à me dire que ça ira mieux demain, à imaginer de belles choses, à me maudire, à souffrir, et à croire en n’importe quoi. Maintenant, je me dis que le jour où tout ira mieux, c’est quand je partirai. Quand je ne réfléchirai plus. Que je me laisserai aller, que je choisirai ma destination à pile ou face. Que je m’abandonnerai.

Je n’aime pas les anniversaires. Quand c’est celui de quelqu’un d’autre, je ne sais jamais s’il vaut mieux que je ramène un cadeau ou pas et ça m’agace. Et puis, quel cadeau choisir lorsqu’on ne sait pas ce qu’aime la personne en question, lorsqu’on ne connaît pas vraiment cette personne mais qu’on ne peut tout simplement pas le lui dire ? Et je n’aime pas mon anniversaire non plus. Je pense d’ailleurs que l’an prochain, je ne le fêterai pas. J’en ai assez de toujours vivre la même chose, la même déception.

On était pourtant bien, tous les deux, D et moi. On dansait, on riait. Il était bourré, moi un peu moins. Je suis revenue à pied chez moi, j’ai marché pendant trente bonnes minutes, je n’ai ressenti aucune fatigue. Et je me disais que la prochaine fois que je verrai D, ce serait aussi comme ça. Que ce serait un mélange entre l’amusement et l’abattement. Il sait faire la fête. Il voudrait que je m’amuse autant que lui. C’est impossible. Je ne sais pas comment le lui dire. Je pense que je ne sais plus parler aux gens. Je ne sais plus m’exprimer. Je sais juste écrire.

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2018-09-23T04:46:25+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Souffrir-silence-sourire Souffrir, silence, sourire Je n'arrive même plus à faire un œuf au plat correctement. Avant, c'était un peu ma spécialité ; j'en faisais à chaque déjeuner. Rien ne dure. Peut-être que d'ici un mois, j'y arriverais à nouveau. Petite fête en famille, ce soir. J'ai déjà mal au visage rien qu'à l'idée de devoir me forcer à sourire pendant des heures. Au pire, je suivrais la pensée de Tak. L'indifférence, l'impassibilité, et le moins de paroles possible. Je préférerai ne pas y participer, me rouler en boule dans mon lit. J'ai faim. Alors tant pis ; j'irai. Après tout, c'est moi l'invitée principale. Je n’arrive même plus à faire un œuf au plat correctement. Avant, c’était un peu ma spécialité ; j’en faisais à chaque déjeuner. Rien ne dure. Peut-être que d’ici un mois, j’y arriverais à nouveau.

Petite fête en famille, ce soir. J’ai déjà mal au visage rien qu’à l’idée de devoir me forcer à sourire pendant des heures. Au pire, je suivrais la pensée de Tak. L’indifférence, l’impassibilité, et le moins de paroles possible. Je préférerai ne pas y participer, me rouler en boule dans mon lit. J’ai faim. Alors tant pis ; j’irai. Après tout, c’est moi l’invitée principale. C’est ma fête d’anniversaire. Celle où on va m’offrir des cadeaux, où on va me faire boire des verres de vins, où je vais manger de bons petits plats, où chacun passera un moment agréable. Et moi… moi… eh bien moi je serai à la fois Rey jouant le rôle de la fille heureuse et Tak en arrière-plan qui analysera tout en détails. "Il nous sourit mais il ne souhaite qu’une chose : rentrer chez lui et baiser. Dans ses yeux, il y a ce désintérêt, ce voile opaque qui prouve qu’il n’en a rien à foutre de la fête, de notre fête. De nous." Et c’est sans doute là qu’aura lieu un basculement. Tak prendra son visage distant, fera obstacle à l’hypocrisie, pendant que Rey essayera d’ironiser afin que nous ne déprimions pas davantage. Nous souffrons mais nous sourions. Je deviens imbattable à ce jeu-là. C’est encore mieux quand le "je" devient un "nous". Je ne suis jamais vraiment seule, j’ai toujours un soutient interne. "Je" est insuffisant quand il n’y a pas de "nous". Avec deux visages, on peut sourire et pleurer en même temps.

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2018-09-21T20:34:59+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Bad-idea-I-know "Bad idea." - "I know." J'étais malade, fatiguée. J'ai réussi à tenir pendant les deux premiers cours, et après, je me suis barrée. J'ai ré-écouté le message vocal un nombre de fois si grand que je n'ai même pas essayer de compter, de retenir le nombre de fois où j'ai appuyé sur le "1" du clavier tactile pour ré-entendre tout ça. La voix de mon père. "Il ne faut pas lui répondre, Tak. C'est une mauvaise idée." - Je sais. Je le sais, mais j'ai encore une minuscule parcelle d'espoir qui me fait douter, qui fait que j'imagine un possible dénouement heureux, pour une fois." On a échangé quelques J’étais malade, fatiguée. J’ai réussi à tenir pendant les deux premiers cours, et après, je me suis barrée. J’ai ré-écouté le message vocal un nombre de fois si grand que je n’ai même pas essayer de compter, de retenir le nombre de fois où j’ai appuyé sur le "1" du clavier tactile pour ré-entendre tout ça. La voix de mon père.

"Il ne faut pas lui répondre, Tak. C’est une mauvaise idée." - Je sais. Je le sais, mais j’ai encore une minuscule parcelle d’espoir qui me fait douter, qui fait que j’imagine un possible dénouement heureux, pour une fois."

On a échangé quelques textos. J’ai écrit le minimum, la froideur transparaissant dans chacun de mes mots. Je n’aurais pas dû lui répondre. Rey a raison : à quoi cela va-t-il me servir de le revoir ? Il va me décevoir une fois encore. Et je souffrirai. Encore.

"On va souffrir, c’est ça que tu veux ?" - Je ne le veux pas, Rey. J’essaye juste de… je sais pas."

Un débat sans fin dans ma tête. Ils me fatiguent. Je me fatigue moi-même.

" Au fond, moi aussi, j’ai quand même envie de le revoir. Pour enfin lui dire ce qu’il faut. Pour lui dire qu’il n’a pas assuré son rôle de père avec nous mais que ça, ça va ; on en a souffert mais le temps finit par aider à se reconstruire. Par contre, avec L… - ... il n’a pas intérêt à tout foutre en l’air avec elle aussi. - Sinon, il aura affaire à nous."

Cool, on est enfin d’accord sur quelque chose.

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2018-09-20T21:50:11+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Morceaux-unis-unite-morcelee Morceaux unis, unité morcelée Je leur ai donné des noms. Je ne sais pas trop pourquoi mais j'ai eu envie de le faire. Un "moi" en deux parties c'est peut-être plus facile d'en parler avec des désignations différentes. J'ai un prénom, je le sais. Sauf que je ne suis plus très sûre de le mériter. Alors, pour le moment, je me considère double, spectatrice de ces deux parts de moi qui ont chacune leur rôle et leur influence dans ma vie. L'une sera Tak, l'autre sera Rey. Ces prénoms ont déjà une histoire bien à eux, et c'est je crois ce qui fait que je les trouve particulièrement appropriés à mon cas. Je leur ai donné des noms. Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai eu envie de le faire. Un "moi" en deux parties c’est peut-être plus facile d’en parler avec des désignations différentes. J’ai un prénom, je le sais. Sauf que je ne suis plus très sûre de le mériter. Alors, pour le moment, je me considère double, spectatrice de ces deux parts de moi qui ont chacune leur rôle et leur influence dans ma vie. L’une sera Tak, l’autre sera Rey. Ces prénoms ont déjà une histoire bien à eux, et c’est je crois ce qui fait que je les trouve particulièrement appropriés à mon cas.

"Ensemble, à deux, on sera peut-être assez forts." C’est ce que murmure la voix de Tak.
"Je t’aime bien, Tak. Mais tu es si naïf que parfois, tu m’énerve." Réponse de Rey.
OK les gars, super. Et je fais quoi du coup ? C’est pas franchement pratique, deux voix - deux voies ? - enfermées dans un seul corps et un seul esprit. Je devrais peut-être consulter un psy. Ouais, sûrement. Je le ferai. Quand j’aurais le temps. Entre une connerie et une autre.

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2018-09-20T00:43:35+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/Marquee Marquée Il paraît que j'ai - je cite - "gagné en assurance". Bien sûr. J'allais le dire. Bref. Des gens toujours aussi perspicaces vivent autour de moi, on dirait. J'ai eu mon nouveau tatouage, ça y est. Nouvelle marque. Je suis marquée. Par l'encre, par la vie, par mes mauvais choix, par ma propre bêtise aussi. "Soyez insatiables, soyez fous." Merci, Steve Jobs. Des phrases comme celle-là, elles me marquent encore plus que les tatouages sur ma peau. Message de mon père. Je l'ai découvert ce matin. J'avais envie d'y répondre, d'écrire et d'envoyer "merci, papa". Je n'en ai rien fait. Il paraît que j’ai - je cite - "gagné en assurance". Bien sûr. J’allais le dire. Bref. Des gens toujours aussi perspicaces vivent autour de moi, on dirait.

J’ai eu mon nouveau tatouage, ça y est. Nouvelle marque. Je suis marquée. Par l’encre, par la vie, par mes mauvais choix, par ma propre bêtise aussi. "Soyez insatiables, soyez fous." Merci, Steve Jobs. Des phrases comme celle-là, elles me marquent encore plus que les tatouages sur ma peau.

Message de mon père. Je l’ai découvert ce matin. J’avais envie d’y répondre, d’écrire et d’envoyer "merci, papa". Je n’en ai rien fait. Il m’a marqué, lui aussi. Et je crois que même si je vais le voir et lui parler, je ressentirai toujours cette fichue pointe de tristesse quand je me souviendrai de lui, de son existence. Il y a cette peine mais il y a également ma colère qui ne disparaîtra pas.
J’ai discuté avec mon tatoueur pendant qu’il travaillait avec son aiguille dans mon dos ; il est père de plusieurs enfants. J’étais en admiration devant cet homme, totalement admirative de l’entendre parler de sa progéniture avec autant d’amour. Et une fois de retour chez moi, j’ai lâché un ricanement amer en y repensant. En repensant à ma réaction. L’admiration. Comme si être un père aimant, affectueux, présent, sévère quand il le faut, solide comme un roc et toujours prêt à aider ses enfants, en somme être un père, un vrai père, était un miracle. Comme si c’était une sorte de légende, et comme si c’était normal du coup qu’un homme agisse comme l’a fait mon père. Qu’il m’abandonne. Ou qu’il fasse pire encore.

Je suis marquée par des émotions qui me bloquent. J’ai besoin de les laisser sortir. Désolé d’avance pour ceux que ça va bouleverser. En fait, non, je ne m’excuserai pas. Marre de m’excuser d’essayer de vivre.

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2018-09-19T20:08:36+02:00
http://borldedepenseesentoutgenre.journalintime.com/I-can-t-even-save-myself "I can't even save myself !" Comment le sait-on ? Comment on sait qu'on a franchi la limite ? Est-ce quand les gens finissent par être agacés, énervés, et qu'ils nous crient dessus ? Ou quand ils partent, les uns après les autres, et qu'ils ne donnent plus aucune nouvelle, qu'ils nous fuient ? Parfois, quand je marche à travers la ville, que je passe à côté de personnes qui parlent, je crois entendre mon prénom. Cela m'est arrivé quatre fois déjà. En deux jours. Et à chaque fois, je sais qu'il ne s'agit pas vraiment de mon prénom, que personne ne m'appelle, qu'il n'y a même personne dans les environs qui Comment le sait-on ? Comment on sait qu’on a franchi la limite ? Est-ce quand les gens finissent par être agacés, énervés, et qu’ils nous crient dessus ? Ou quand ils partent, les uns après les autres, et qu’ils ne donnent plus aucune nouvelle, qu’ils nous fuient ?

Parfois, quand je marche à travers la ville, que je passe à côté de personnes qui parlent, je crois entendre mon prénom. Cela m’est arrivé quatre fois déjà. En deux jours. Et à chaque fois, je sais qu’il ne s’agit pas vraiment de mon prénom, que personne ne m’appelle, qu’il n’y a même personne dans les environs qui porte ce prénom, et que c’est juste mon cerveau qui chope des sons autour de moi et les assemble pour former mon prénom. Ça sonne comme de la torture. Comme s’il y avait des gens qui ont besoin de moi, alors qu’en fait non. Comme s’il y avait des gens réceptifs à cette aura de souffrance que je traîne, alors qu’en fait ils ne la voient pas. Ils ne me voient pas. Here we are… je suis devenue une sorte de caméléon. La fille fantôme. Un "Wakefield" moderne. Putain ça craint.

Pourquoi y a encore des gens qui me font croire qu’ils n’arrivent pas à faire les choses correctement et qu’il faut que je les aide ? Ils mentent. Ils se mentent à eux-mêmes. Et je le sais. Parfois, je le leur dis. Ils ne me croient pas, bien sûr. Mais ils sont capables de bien faire les choses, c’est juste qu’ils n’ont pas confiance en eux. Et ils veulent que je leur montre comment avoir confiance en eux… alors que je n’ai moi-même pas confiance en moi. Je ne peux pas trouver le remède pour un autre alors que je ne l’ai pas trouvé pour moi et que ce remède, cette solution, nous sauverait tous les deux. Si je ne peux pas m’en sortir moi, comment tu veux que je t’aide, toi, hein ? Tu peux bien essayer de me disséquer, tu n’y trouveras rien de plus que ce que j’ai déjà vu. Le cauchemar, je le vois tous les jours, et j’ai pas besoin que quelqu’un d’autre me rappelle tout ça.

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2018-09-18T22:09:58+02:00